Chroniques de voyage à Beijing #3 : « Tu n’es pas un homme tant que tu n’as pas gravi la Grande Muraille ! ».


beijing, voyages / lundi, août 29th, 2016

C’est parti pour la suite et fin de mon escapade à Beijing !!! (^o^)/
1ère partie
2ème partie

Le programme de la journée était le suivant : visite de la Tour du Tambour et de la Cloche, puis direction le Temple du Ciel l’après midi. Après en avoir pris plein les yeux avec le Palais d’été, j’étais d’autant plus impatiente de découvrir la suite des merveilles architecturales de la ville :3
Afin d’arriver sur les sites, nous prîmes notre bon vieux métro, dont désormais nous maîtrisions toutes les arcanes en matière de coups de coudes pour sortir/rentrer dans les rames. Presque je commençais à m’y faire sans trop râler. PRESQUE.

La Tour de la Cloche et du Tambour

C’était pratique car les deux tours étaient l’une en face de l’autre : nos pieds nous dirent merci ^^ ! Cependant je déchantai vite en m’apercevant que l’ascension se faisait par un escalier à 90 degrés qui n’en finissait pas. En guise de sécurité il n’y avait qu’une misérable rampe pour s’accrocher… Alors euh, oui mais, bof quoi! Sujette au vertige comme je suis, ça ne me disait RIEN DU TOUT. Autant la montée, ça allait, mais la descente peuchèèèèèèèèèèèèèèère. Je tremblai de tout mon corps, je me voyais déjà tomber la tête la première…

Au sommet, ma foi, ce ne fut pas transcendant, mais au moins nous eûmes une jolie vue sur la ville et la cloche était impressionnante.

La tour de la cloche et sa cloche ! :3
Un peu refroidie par la descente de l’autre tour, je fus récalcitrante à l’idée de tenter l’ascension de celle du Tambour. Et à juste titre : une fois à l’entrée, je vis des escaliers, mille fois plus pentus que ceux de la Tour de la Cloche. Du coup, je fis un gros NOPE, et demandai à mon ex de prendre des photos à ma place. Pendant que je l’attendais, je m’occupais  à envoyer paître les chauffeurs de pousse-pousse qui m’haranguaient .Dès qu’ils m’entendaient parler chinois, d’un coup, ils arrêtaient haha.
La tour du tambour et ses tambours (pardonnez la surexposition, j’étais à contre jour : »( )

Le Temple du Ciel

Mon ticket :3
Une fois que mon ex fut redescendu, nous continuâmes la visite de Beijing avec mon second coup de cœur : Le Temple du Ciel. Le site est très étendu avec plein de temples et de jardins sur la thématique du ciel et de la terre. Je trouvai les pavillons en rotondes particulièrement magnifiques et dû jouer des coudes pour voir à l’intérieur. En plus, le ciel était d’un bleu sublime ce jour là ce qui me permis de faire de jolies photos.

 

Salle des prières pour la bonne moisson, l’extérieur et la demeure du seigneur du ciel
L’autel du ciel
L’autel du ciel me plut beaucoup aussi. En arrivant au centre, j’eus vraiment l’impression d’être en contact avec le ciel (d’autant que c’était le but, pour que l’empereur puisse rendre compte au dieu du ciel de l’année passée dans le monde humain). C’était magique. D’ailleurs, apparemment, si on parle à voix basse au milieu du cercle, notre voix est répercutée sur les murs d’enceintes de l’autel. Personnellement je n’entendis rien mais bon, c’était rigolo de voir plein de touristes coller leurs oreilles aux murs en essayant de capter un son.
La visite s’acheva sur les jardins et les arcades, où pléthores de chinois vaquaient tranquillement à des activités diverses telles que le jeu de go, la peinture, la promenade, le bavardage…
Bonne ambiance !    

Et puis ce fut le retour à l’hôtel avec le bon bol de nouille quotidien haha
.

La Grande Muraille de Chine
 
Mon ticket de la grande muraille <3
Le lendemain matin, suivant les conseils du routard, nous prîmes le métro jusqu’à la station de bus en partance vers Badaling, le point de départ le plus touristique de la Grande Muraille. Dans le guide, ils précisaient de se méfier « des bus qui maraudaient » dans le secteur, ce que nous fîmes et trouvâmes finalement la station. Devant un bus déjà blindé de chinois, se trouvait la file d’attente, balisée par des plots. Nous nous y engageâmes et attendîmes le prochain bus. Pendant l’attente, tous les chinois furent absorbés par le spectacle d’un vieux monsieur qui faisait une démonstration de fouet tel un Indiana Jones en pleine aventure x).
Il pouvait faire ça les doigts dans le nez!
J’avoue que je trouvais ça assez impressionnant et puis au moins ça nous occupait.  A l’arrivée du bus, la foule s’engouffra illico à l’intérieur. Par chance, nous pûmes nous asseoir côte à côte après avoir payé l’entrée. Une fois que le bus fut rempli, il partit. Et alors que je pensais profiter pépère du voyage, confortablement avachie dans mon siège, voilà qu’une guide popa (plop!) de nulle part, le micro à la main… Et BLABLABLABLA d’une voix criarde sur l’histoire de la grande muraille pendant toute l’heure du trajet. C’était insupportable *.* Surtout que le micro grésillait à tout bout de champ ! Je pris sur moi mais franchement j’avais envie de me lever, lui prendre le micro et l’envoyer par dessus la vitre du bus ><
Parce que bon, les chinois et les micros, c’est la grande histoire d’amour ! (à mon plus grand malheur T.T). Ils ne peuvent pas s’en empêcher, à croire que les silences les rendent mal à l’aise. Enfin bref, je râle mais c’est parce que mon quotidien en Chine était tous les jours BRUYANT (surtout à cause de mon appartement, je vous en parlerais dans mes chroniques à Wuhan) et au bout d’un moment on se sent comme une cocotte minute qui siffle !
 Mais évidemment je ne bougeai et pris mon mal en patience….
 
Une fois arrivés, le bus nous déposa devant les guichets de la grande muraille. A mon grand désarroi et ce, malgré le froid, il y avait déjà beaucoup de monde ><.
Les tickets achetés, nous nous mêlâmes au flot de chinois (zéro étranger à l’horizon) et suivîmes le mouvement vers l’accès à la muraille. Sur le chemin, il y avait un enclos avec des ours bruns. Je ne comprenais pas pourquoi on les avait mis là, d’autant qu’ils semblaient s’ennuyer à tourner en rond. J’avais de la peine pour eux 🙁

Nous fîmes ensuite la queue pour monter individuellement dans des petits wagons qui nous tractèrent en haut de la muraille. C’était rigolo, j’avais l’impression d’être dans une attraction XD.
le pauvre petit ours, l’entrée du site, la montée vers la muraille et un petit chat pépère à l’arrivée !    
Notre excursion à travers le tronçon pu ainsi commencer. Cahin caha, nous progressâmes sur la muraille, parmi les autres touristes. Malgré la beauté du lieu, je regrettais de ne pas être allée sur un autre tronçon… Je trouvais qu’il y avait vraiment trop de monde et que ça gâchait tout le paysage. 
Le pire c’est qu’évidemment nous tombâmes sur des chinois vierges de tout étrangers (comprenez qui n’avaient jamais vu d’étrangers XD) et qui nous accostèrent à coup d’« HELLO CAN WE TAKE A PICTURE WITH YOU???? ». Excédée, je les envoyai  tous bouler car je ne comprenais pas pourquoi diable voulaient-ils une photo avec un étranger sur LA GRANDE MURAILLE????

 

Sérieux quoi ><. Oh et puis il y eut  aussi ce moment de malaise intense lorsqu’une fille avec son copain voulu prendre une photo uniquement avec mon ex ! Et son copain  avait l’air de trouver ça normal, limite il était tout content de les prendre en photo… 
WTF
 Néanmoins, j’étais bien contente d’être sur LA grande muraille, et je prenais plaisir à admirer la vue en essayant de discerner le tracé de la muraille s’enfoncer dans l’horizon. 
 
Photos de tronçons ^^
2 photos que j’ai réussi à prendre sans trop de touristes *o*
Après avoir fait le tour du tronçon, nous reprîmes le bus pour rentrer. A mon grand soulagement,  la guide ne s’emballa pas cette fois et ne parla qu’au début et à la fin du trajet, amen !

Après-midi emplettes !

L’après midi, nous décidâmes de revenir dans la rue commerçante devant la place Tian’an’men pour faire nos emplettes cadeaux. Dans les magasins, je m’amusais à repérer les autres étrangers se faire alpaguer par les vendeurs qui chercher à leur vendre des bidules à des prix complètement à côté. Même si le prix était affiché sur la plupart des produits, il y avait moyen de négocier
En tout cas à moi on ne me la faisait pas : le marque-page à 50yuan? et puis quoi encoooooooore ! ^^ » . A coup de « TAI GUI LE ! » (trop cher) et de baratins comme quoi c’était scandaleux, les vendeurs finissaient par baisser leurs prix. Mais ça se voyait qu’ils aimaient marchander! Dans la dernière boutique où nous nous rendîmes, mon ex voulu acheter un briquet. Le vendeur était un chinois d’une cinquantaine d’années à la tête sympathique. Comme il nous voyait en mode négociation, il changea de tactique et commença à nous parler de sa vie et de la notre. Quand on lui dit que nous étudions à Wuhan, il fut surpris et nous expliqua tout content qu’il était originaire de Wuhan et que du coup nous étions ses « amis ». Bref résultat des courses, nous eûmes le briquet pour un prix ridicule ;p
 
Hmf^^
La négociation en Chine, c’est un aspect que j’affectionne particulièrement. Lors de mes voyages, j’aimais trop parler chinois aux vendeurs et ainsi leur montrer que je n’étais pas un pigeon ! J’adorais forcer la comédie et baratiner pour baisser les prix genre:

 

Du moment que tu joue le jeu et que tu n’exagère pas , ça se passe bien. Bon, bien sûr je vous ne le cache pas, j’ai aussi essuyé des échecs cuisants parfois XD.  Une fois y’en a un qui m’avait envoyé bouler en mode : »bah c’est pas de la qualité, c’est pour ça que c’est pas cher, DUH ». Ah…^^ ».
C’est dommage que nous n’ayons pas/plus cette culture du marchandage en France car c’est drôle et ça permet de créer des liens avec les commerçants ! 
 
Bref, nous décidâmes ensuite d’aller manger dans un restaurant conseillé par  le routard. Le but était de goûter la spécialité de Beijing : le canard laqué. A l’époque je n’étais pas végétarienne alors je voulais absolument essayer. 
L’accueil fut plutôt chaleureux et l’on pris vite nos commandes. Encore une fois, on oublia nos bols de riz, mais bon, on avait l’habitude, ça devenait une manie en Chine que les serveurs oublient le riz XD. Du coup on se trouvait à chaque fois en mode : « Euh FUWUYUAN (serveuse) Mifan… (riz) » x). 
Nous rencontrâmes une serveuse étudiant le français en autodidacte, qui nous fit lire un de ses poèmes personnels en français ! J’étais impressionnée franchement, ce n’était pas mal du tout Oo.
Le canard laqué : un régal !
Après le repas, nous reprîmes nos emplettes. J’achetai finalement un peigne magnifique de qualité pour ma mère et des petites babioles pour mes amis/famille. Par contre, nous galérâmes à dénicher des cartes postales individuelles car toutes se vendaient par lot.
A mon grand bonheur, je trouvai un vendeur de brochettes sucrées et lui en acheta aux fraises. CE REGAL *.*
Après ce shopping, nous rentrâmes à l’hôtel.

La Cité Interdite
 
Bon, je n’ai pas grand chose à dire sur la Cité Interdite, à part que je fus très déçue par la visite. Je ne m’attendais pas à ce que ça soit si « banal » par rapport à tout ce que j’avais vu avant. En fait, je vous conseille de la visiter en premier si vous comptez ensuite faire le palais d’été et le temple du ciel. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai eu.
La Cité Interdite
 Le retour en train
.… fut très éprouvant pour moi. J’ai décidé de vous raconter l’anecdote pour que vous vous rendiez compte à quel point des fois la foule peut être dure à vivre. 
Pour rentrer dans la gare à Beijing, nous devions d’abord passer un portique de sécurité où il fallait montrer patte blanche puis mettre les valises sur un tapis roulant. Ainsi, j’arrivai avec tout mon barda (sac d’ordinateur, valise énorme, plusieurs bagages à main, la mule quoi !) devant la dame pour qu’elle me contrôle. A peine m’avait elle rendu mon passeport que je fus bousculée en avant par les gens derrière moi. Irritée, je tentai ensuite de me dépêtrer de mon sac d’ordinateur, harnaché autour de mon coup et bloqué par mes sacs à mains, pour le mettre sur le tapis roulant. Sauf QUE, au lieu de m’aider, les chinois derrière moi s’impatientèrent et posèrent brutalement leurs bagages de part et d’autre de ma personne sur le tapis. Puis, un mouvement de foule me fit  TOMBER SUR LE TAPIS, limite pendue par la lanière du sac d’ordi qui partait avant moi (l’image est plutôt drôle, j’avoue XD). Et personne ne bougea le petit doigt pour m’aider. Choquée, je me débattis en m’agitant dans tout les sens, et, quand enfin je réussis à me relever et passer par le portique, j’éclatai en sanglots. de ras le bol et de fatigue.
C’était comme si je relâchais toute la pression que j’avais accumulé depuis mon arrivée en Chine. En tout cas ça me fit un bien fou. C’est dur à expliquer, mais, en tant qu’étranger, nous sommes beaucoup moins habituéS qu’eux à « subir » la foule, la proximité, les bousculades, l’individualisme, le bruit constant et le « chacun sa merde »… Du coup, même si au quotidien j’essayais de m’en accommoder, parfois c’était dur. Je ne blâme pas les chinois car je sais qu’ils n’ont pas vraiment le choix…
C’est ainsi que s’achève mon périple à Beijing ^^
J’espère que mes aventures vous ont plu, on se revoit bientôt dans un nouvel article probablement à propos de l’Inde ! Mon départ est prévu jeudi prochain !

4 réponses à « Chroniques de voyage à Beijing #3 : « Tu n’es pas un homme tant que tu n’as pas gravi la Grande Muraille ! ». »

  1. What you've done is done. You've got a goal you never reach, and it's always farther away. It keeps you walking. I don't want to sit down.
    Christopher Lambert

    C'est ainsi que s'achève mon périple à travers tes articles, au d'suss des capitales, des idées fatales, dans l'espace inouï de l'amour.

  2. Le Pavillon d’Été semble être merveilleux mais rien à coté de l'autel du ciel. Juste avec ces quelques photos on voit que c'est une pure merveille…
    S'il fait si froid la bas je veux même pas y mettre les pied sous risque de mourir d'une hypothermie foudroyante :p

    What you've done is done. You've got a goal you never reach, and it's always farther away. It keeps you walking. I don't want to sit down.
    "Christophe Lambert©"

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