American Horror Story saison 6 : la téléréalité (jouissive) de l'horreur !



Ah il me tardait de vous écrire mon avis sur cette 6ème saison d 'American Horror Story. Pour ceux qui arrivent comme des fleurs sur cet article, peut-être que vous ne connaissez pas encore cette série (etonsedemandepourquoic'esttropbienomg).  Il s'agit d'une série d'horreur qui change d'histoire et de thématique à chaque saison. Ainsi, depuis le succès de la saison  1, les créateurs de la série (dont le créateur de Glee, Ryan Murphy, cherchez l'erreur xD) prennent un malin plaisir à donner des indices par le biais de trailers concernant le thème des prochaines saisons. Par exemple, la première saison tournait autour d'une maison hantée, la deuxième se passait dans un asile psychiatrique, la troisième dans un couvent de sorcière, la quatrième dans un freakshow, la cinquième dans un hôtel. 


compilation de tous les teasers de la saison 6  :

Le truc sympathique aussi c'est qu'ils gardent les mêmes acteurs pour chaque saisons (pas tous, mais une grande partie, tandis que de nouveaux arrivent aussi) mais dans des rôles différents évidemment. Récemment, les créateurs ont révélé que toutes les saisons étaient liées, mais bof, moi je n'ai pas trop d'avis là dessus, ça me semble un peu sorti de nulle part, malgré les nombreux clins d’œil sur les dernières saisons. On verra bien s'ils arrivent à goupiller tout ça.

la maison rêvée si on veut finir en poulet à la broche.
Bref, assez palabré, qu'est-ce que je pense de cette saison ci ? Et bien, pour résumer mon ressenti global, je dirais que je l'ai trouvé originale et bien conçue. En tout cas, j'ai bien aimé le concept même si du coup il justifiait l'absence de générique d'ouverture habituel (en général ces génériques sont géniaux, ce pourquoi les fans les attendent avec impatience à chaque nouvelle saison).


La saison est divisée clairement en deux parties : Tout d'abord, la diffusion d'un docufiction (My Roanoke Nightmare) reconstitué à partir de témoignages de victimes d'une maison frappée par une horrible malédiction (Roanoke). Les "victimes" (Matt et Shelby, un couple à la base mignonet ainsi que d'autres personnages secondaires) sont filmées alors qu'elles racontent les atrocités (à vrai dire, le mot reste  trop faible *.*)  qu'elles ont vécu et puis leurs témoignages sont reconstitués et mis en scène avec des acteurs. Ainsi, pendant la 1ère partie, nous suivons en même temps qu'un spectateur lambda une émission un peu typique de ce qu'on peut voir aux USA et même chez nous d'horreur reconstitué. Vous savez, le docufiction un peu racoleur et gore à souhait.

Malgré les passages parfois extrêmement gores (me suis pas remise de l'éviscération du voyant à la coupe au bol T_T), cette première partie m'a emballée, d'autant que l'on retrouvait tous les acteurs fétiches de la série (snif sauf Jessica Lange à la base mascotte des rôles principaux d'AHS qui a décidé de partir de la série :( ). dans le lot : Evan Peters, Sarah Paulson, Lily Rabe, Denis O'Hare, Kathy Bates, Angela Bassett et des petits nouveaux que j'ai adoré : Cuba Gooding Jr  et André Holland  ainsi que Adina Porter que j'ai connu dans the 100 et True blood. Quant à Lady Gaga. Bof, bof. Mon coup de cœur a clairement était pour Cuba Gooding Jr grâce à son jeu d'acteur et son charisme fou (cette voix cassée est juste fantastique !). J'espère qu'on le reverra dans les prochaines saisons...

Les acteurs interprétant les témoignages de Shelby et Matt
Après cette première partie, les créateurs d'AHS ont annoncé au public qu'un gros twist allait changé la série et...... bah ça n'a pas loupé ! Franchement ils ont hyper bien géré la transition entre les deux parties. Une fois le documentaire terminé, on change de point de vue pour pénétrer dans les coulisses de l'émission, et notamment suivre le créateur de "Roanoke Nightmare", bien décidé à produire sa seconde saison. Ce dernier représente le vrai cliché du journaliste à sensation capable de vendre sa mère pour faire de l'audience, et c'est ainsi qu'on le voit mettre en place sa nouvelle saison : "Roanoke Nightmare 3 days in hell".  Et zou, exit le docu fiction, : il met les acteurs et les témoins ENSEMBLE dans la même baraque où les atrocités de My roanoke nightmare ont eu lieu, filmés H24 à la secret story version secret boucherie. (lol). 

Évidemment le premier truc qu'on se demande c'est pourquoi ces pauvres gens voudraient remettre les pieds dans une maison qui leur ont fait voir des atrocités que normalement tu te suicide après les avoir vécu. Mais non, le contexte s'y prête finalement et voilà tous les acteurs + témoins mélangés pour 3 jours d'horreur lors de la fameuse blood moon (3 jours où la malédiction de Roanoke opère = ça sent le paté). 

Finalement, vous vous en doutez bien, rien ne va se passer comme prévu et finalement, cette nouvelle saison est diffusée aux spectateurs agrémentée de différents supports médiatiques autres que ceux filmés par l'émission et sous mention censurée car avec des "images choquantes". Et je confirme, ils n'y sont pas allés de main morte sur l'hémoglobine. Entre famille de cannibales, éviscération, étudiants sodomisés par un piquet puis flambé (ça aussi m'en suis pas remise XD) et autres morts dégueulasses, le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils n'ont pas manqué d'imagination. Bref, âmes sensibles, préparez vous à découvrir de nouvelles façons de mourir dans les pires souffrances du monde (ou pas, vous pouvez aussi ne pas regarder x) ).

dans le confessionnal de la saison 2 de Roanoke. Ils sont meugnonnns !
En tout cas, ce que j'ai apprécié c'est que les créateurs sont allés au bout de leur idée. Ils ont joué la carte de la téléréalité à fond, ce qui a permis de rendre la série complètement ancrée dans notre présent 2.0. Tous les plans sont à base de caméras de la production du docufiction Roanoke, de caméras cachées disséminées par la production dans la maison, d'images de "confessionnal", de caméras de téléphones portables etc etc. Rien n'est laissé aux hasard. 

Concernant la fin, bah, moi qui d'habitude y accorde une place particulière dans la fin d'une saison, là pour le coup ce n'est pas du tout ce qui a retenu mon attention. Je l'ai bien aimée, mais j'ai encore plus apprécié tout le cheminement des épisodes en général, ce qui est tout autant un gage de qualité. Bon, je dis pas, elle aurait été complètement naze, je n'aurais pas dit ça, mais comme elle était correcte, ça passe. allez.

Le casting dans la série, promouvant le docufiction. ils ne seront pas contents longtemps haha.
N'empêche que j'ai englouti chaque épisode, en attendant impatiemment le suivant. Comme la série ne stagne pas, est remplie d'action à 100 l'heure et rythmée par des twists bien pensés, elle réussie à nous absorber. Autant, la saison 4 et 5 m'avaient pas trop emballées, mais celle là, elle m'a captivée de chez captivée. Si je devais faire quelques reproches, je mettrai en avant le trop plein de gore, qui parfois est peut-être un peu too much, encore que c'est ce qui caractérise aussi les AHS. Mais sinon, RAS, c'était génial et il me tarde de voir ce que les créateurs nous ont concocté pour la prochaine saison. 

"Y'a intérêt à faire aussi bien pour les prochaines saisons !"

16/20

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