Chroniques en Inde du Sud #5 Une balade en pirogue sur les backwaters d'Allepey !


Le trajet de Munnar jusqu'à Allepey X_X


Le lendemain matin, nous partîmes de bonne heure rejoindre l'ancienne gare routière de Munnar. Un bus devait nous emmener vers Allepey, pour sept heures de route. 
Une fois à bord, les deux allemands nous rejoignirent : ils devaient rejoindre Kochi avant de revenir à Goa. Plusieurs arrêts étaient donc prévus. Contrairement au premier bus, celui ci n'était pas du tout climatisé, il n'y avait pas de fenêtre et le confort était beaucoup plus sommaire (et parlons des suspensions... Mon pauvre dos !). Toutefois, je le préférai au précédent car j'appréciai vivement l'air sur mon visage pendant le trajet. 

Après avoir glissé nos grosses valises sous nos sièges, nous commençâmes notre descente vers Allepey jusqu'à ce qu'une heure plus tard.... PSHIOUUUUUUUUUUUU !!!! pneu crevé ! 
Bah en même temps, qu'est-ce qu'aurait été ce voyage en Inde sans une panne sur le bord de la route?  On aurait été déçus sinon... *^* .



Bref, s'en suivit une attente d'une heure à peu près où l'on pu sortir nous dégourdir les jambes. Le chauffeur nous expliqua qu'un camion du réseau routier allait arriver avec une nouvelle roue. Bref, il fallait patienter. 
Finalement, nos amis allemands partirent avec un autre bus qui allait aussi à Kochi, suivi de quelques indiens et finalement le fameux pneu (flambant neuf) arriva. Nous assistâmes alors au changement de pneu qui dura une bonne demi heure jusqu'à ce qu'enfin, nous pûmes repartir. Malgré le désagrément, je trouvais que tout de même, ils avaient été assez réactifs.... En France, on est pas aussi rodé que ça franchement ! 

Et zou, le bus repris son trajet cahin-caha en slalomant dans les virages montagneux. 
Au bout d'un moment, comme prévu, un arrêt se fit pour nous permettre de manger. Ce fut assez sommaire et pas terrible, je dois l'avouer, mais bon, nous ne fîmes pas les difficiles ! 
Et rebelotte, tout le monde remonta dans le bus, pour la dernière ligne droit jusqu'à Allepey. Au bout de sept heures de trajet, nous commencions vraiment à trépigner, d'autant plus que le bus se blindait au fur et à mesure des arrêts. Je plaignais sincèrement les indiens qui se retrouvèrent debout pendant plus de quatre heures, en sandwich entre leurs voisins. Plus le temps passait, plus on se demandait où l'on était. A plusieurs reprise, j'avais l'impression que l'on arrivait, mais comme les villes se ressemblaient, impossible de dire avec exactitude ce qu'il en était réellement. Finalement, alors que la nuit tombait et que je m'étais résignée à ne plus décrypter le moindre nom de ville qui passait devant mes yeux, le bus s'arrêta devant un nouvel arrêt. Comme nous pensions qu'Allepey était le terminus, nous étions encore avachis, pépères sur notre siège, les valises en dessous. Sauf que le contrôleur de ticket se mis tout à coup à nous indiquer : "ALLEPEY ! ALLEPEY!". Se redressant comme des i, nous entreprîmes de dégager nos valises, ce qui s'avéra compliqué compte tenu de la masse d'indiens entassés dans l'allée. Finalement, à ma grande surprise, ces derniers se baissèrent et nous aidèrent à sortir nos valises, qui nous suivirent sur notre passage, portées à bras le corps par le tas d'indiens, telles des stars portées par une foule de fan. J'en restai baba. 

Dès les premiers pas, nous sentîmes une atmosphère chaleureuse et une ambiance festive. Plusieurs étrangers croisèrent notre chemin, à notre grande satisfaction (COPAINS !). On avait l'impression d'arriver dans une station balnéaire (oui bon, version bouis bouis mais avec cocotiers !). 
Nous partîmes d'abord dans la mauvaise direction de notre hôtel... (mon copain, sur de lui : si si c'est part là ! Moi : "ah bon, t'es sur?" "Oui oui!"........... "ah beh non en fait !" "....". )
Evidemment, un mec vint nous aborder pour nous emmener dans sa guesthouse. Un peu refroidis des rabatteurs, nous l'envoyâmes paître. Cependant, nous voyant le pas hésitant, il revint à la charge et j'en profitai pour lui demander la route jusqu'à notre guesthouse, Cherukara Nest Hôtel. D'une humeur joyeuse, qui paressait inébranlable, il accepta de nous guider jusqu'à cette dernière et appela le propriétaire, qui apparemment passait plus de temps dans son jardin qu'à gérer son business x). La guesthouse était charmante, constituée d'une maison principale et de petites pavillons adjacents. Nous nous assîmes sur un banc extérieur en attendant le monsieur en charge. Plus tard, ce dernier arriva et nous montra la chambre : elle était très spacieuse, avec une grande salle de bain, un grand lit et climatisation. Bref, très douillette. (Même si pas d'eau chaude alors qu'il y'avait une baignoire... SNIF). Il proposa tout de suite de nous inscrire pour la promenade en pirogue sur les backwaters le lendemain matin, ce que nous acceptâmes volontiers (bon, c'est qu'on avait surtout la flemme de prospecter des house boats après ce long trajet). 
Suivant les conseils du lonely planet, nous prîmes un tuk tuk pour aller manger au Kream Korner. La déco était très colorée et les serveurs agréables, quant au repas, peu onéreux et bon. Que demander de plus ! 

Le lendemain matin, Oscar (like a boss!), le même gars qui nous avait conduit à notre guesthouse toqua à notre porte pour nous emmener à l'embarcadère. Il nous expliqua que nous étions tout un groupe de touristes à faire la balade en pirogue. Nous attendîmes ainsi un couple de Mumbaikars. Au bout d'une dizaine de minutes, le ferry arriva, un bateau de taille moyenne, faisant office d'autobus, naviguant entre les différents embarcadères des quartiers de la ville. 





Le dépaysement était vraiment total. Je me sentais relaxée, et il me tardait de monter dans la pirogue ! Notre groupe d'étrangers au complet, on nous fit d'abord débarquer sur un petit chemin de terre qui serpentait entre plusieurs demeures construite tout le long de la berge



Nous arrivâmes à une maison toute mignonnette où une accueillante dame indienne (à croire que c'est un pléonasme ! ) nous fit  installer autour d'une grande table sous un auvent. Elle nous amena ensuite le repas, aidée de sa fille, qui fut tout bonnement délicieux. Pour une fois, le riz ne transpirait pas l'humidité (au Kerala ça devenait une manie :( )  et je me régalai. J'en profitai pour faire connaissance avec les autres étrangers, qui avaient visité des villes que nous n'avions pas pu faire, faute de temps.




Pause pipi terminée (je vous dévoile ce détail O combien intéressant vu que la balade sur pirogue dure au moins trois bonnes heures alors il vaut mieux prendre ses précautions !), on nous dirigea jusqu'au bord de l'eau où des pirogues et leurs chauffeurs nous attendaient sagement. Nous nous retrouvâmes ainsi dans la même embarcation que nos amis mumbaikars. Je restais pantoise face à notre indien, un petit vieux bronzé, maigrichon mais pétant totalement la forme. J'avais beaucoup de respect pour ce monsieur, qui, pendant plus de trois heures nous dirigea le long des différents canaux, comme si c'était la chose la plus simple du monde O_O

Pour vous détailler cette balade relaxante et délassante, rien de telle que des photos plutôt qu'un long discours :)

Un "houseboat", maison sur l'eau que l'on peut louer pour plusieurs jours !
















Vers 13h on nous ramena à la maisonnette pour déguster notre repas de midi et siroter du lait de coco, coupée directement de l'arbre ! C'était délicieux (bien que la coco plutôt amère...) ! Ensuite, nous retournâmes dans les pirogues pour la fin de la balade !











Le long des canaux, on pouvait observer les habitants préparer le plus grand festival du Kerala : Onam. Sur la photo, ils accrochent des cordes d'où pendent des rubans jaunes

"Onam commémore la venue du roi légendaire Maveli. Les festivités durent pendant 10 jours et sont liées à plusieurs éléments de la culture et la tradition du Kérala. On y fait des décorations florales, on y élabore des banquets, on y fait des courses de bateau, Puli Kali et la danse Kaikottikali"


Il y eut ensuite un stop d'une vingtaine de minute dans une très ancienne église :Chavara Bhavan uniquement accessible par bateau avec de beaux paysages environnants (nénuphars, rizières, OH OUI DU CALME... !)


Voici une décoration florale, production typique du festival onam ! 
Il faut faire attention à ne pas marcher dessus...!


Nous retournâmes en suite dans le bateau où l'on nous conduisit sur la terre ferme, le long de la berge. 






Le paysage était sublime, notamment lorsque nous déambulâmes à travers les rizières pour rejoindre l'embarcadère. 










Petite photo souvenir avec nos deux amis de Mumbai (qui ne comprenaient rien au dialecte kéralais haha)

Le soir, malgré notre fatigue, nous nous motivâmes à flâner dans les rues d'Allepey pour faire quelques emplettes. Pratiquant la danse Bollywood à Toulouse, je fus ravie de découvrir des boutiques où étaient proposés des tas et des tas de bijoux bling bling pas cher *o*. Je repartis avec deux parures, des barrettes et des bracelets. héhé. 

Nous mangeâmes ensuite dans le restaurant du Royal Park Hotel avant de rentrer nous reposer !!! 


Le prochain article vous emmènera avec nous à Trivandrum, la capitale du Kerala. Au programme : Océan indien, plages désertes, réserve sauvage... Surement le dernier article ! :O

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