L'expatriation commence !!! Mon voyage et arrivée au Japon avec Lolita ! (ET ma première vidéo youtube *.*)

Je vous écris depuis ma sharehouse de Komae, dans la banlieue de Tôkyô. Autant vous dire que je suis complètement crevée à cause de ce fichu décalage horaire que je n'arrive pas à surmonter (qui c'est qui dort à peine trois heures depuis qu'elle est arrivée? :D ). Oui parce qu'en plus, c'est tellement génial d'avoir le soleil qui se lève à 4h du matin  en venant t'éclairer brusquement le faciès ans crier gare *^* .Ahhhh et les charmants corbeaux qui viennent croasser de ci de là.... CROAA CROAAA !

Bienvenue au pays du soleil levant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Introduction


Avant de lire cette article, je vous conseille de regarder ma vidéo Youtube (la première, je suis toute timide à l'idée de vous la montrer >< ) où j'explique pourquoi et comment j'ai pu m'expatrier au Japon 



Le départ : valises et Lolita


La veille du départ, je me sentais vraiment bizarre : mon rêve d'enfance était sur le point de se réaliser!!! Quand les rêves durent sur le long terme, on ne s'interroge pas vraiment sur l'APRES, mais sur sa poursuite. Une fois que ça arrive, on se sent pataud, un peu perplexe. Alors il se passe quoi une fois qu'on touche son rêve ?

Eh beh dans mon cas je me suis retrouvée avec des valises lourdes comme des ânes morts XD Respectivement 22 et 25 kg. En plus d'un sac blindé, de la sacoche de l'appareil photo et des quelques 5kg du sac de Lolita avec Lolita à l'intérieur ! Avec ma mère, on s'est regardé d'un air horrifié en soulevant les valises le jour J : c'était assez dur de me représenter déambulant jusqu'à ma sharehouse de banlieue avec ses poids (que dis je, un roc, un cap, une péninsule !) sous les bras. Sans compter qu'une des deux valises a choisi son moment pour bloquer sa poignée... erf.

Concernant Lolita, le vétérinaire m'avait prescris deux cachets de calmivet à lui administrer avant le départ, au calme dans la maison. Un peu avant, j'avais consulté quelques avis sur internet, et je me suis faite peur devant les commentaires de voyageurs, dont un affirmant que son chat était mort après en avoir avalé. Je sais que ce sont des informations à prendre avec de grosses pincettes, mais j'étais plus du tout sereine. Surtout que sur la boite du médicament ils indiquaient un cachet et non deux comme on me l'avait prescrit. Bref, j'ai tranché la poire en deux en donnant un cachet à ma beauté, mélangé avec de la pâté. Sauf que comme une imbécile je ne l'avais pas pilé alors Lolita, loin d'être dupe, l'a laissé de côté. Sur conseil de ma mère, je l'ai donc pilé et mélangé avec le reste de la pâté, mais elle ne s'est pas non plus laisser berner. Après trois coups de langue, elle a fait mine de ne plus y toucher. Je ne voulais pas la forcer alors j'ai laissé tomber. Finalement au bout de quelques minutes ma mère m'a fait remarquer qu'elle était toute chancelante, elle devait en avoir un peu ingurgitée. J'en ai profité pour la mettre dans son panier mais je n'en menais pas large. J'avais peur pour elle.

A l'aéroport de Toulouse Blagnac


Une fois à l'aéroport (en déplaçant difficilement les valises et pourtant on était DEUX), on est passé au comptoir d'enregistrement. L'agent m'a laissé passer la valise à 25 kg (merci monsieur !).
Ensuite, c'était le moment totalement déprimant où il a fallu que je quitte ma maman adorée. Trop dur. J'étais pas bien en faisant la queue pour les inspections des bagages à mains.

Une fois devant le tapis roulant j'ai demandé à un agent si je devais passer avec la cage de Lolita  entre les portiques.
"Soit vous la sortez du panier et passez avec, soit vous la laisser dans la panier passer sur le tapis".
"Euh mais y'a pas de risque avec les rayons?"
"Mais non, pas juste comme ça une fois"
"bon...". J'ai donc laissé ma lolita partir sur le tapis. C'était glauque de la voir aux rayons X (euh c'est quoi comme rayon d'ailleurs en fait ? xD), et je l'ai vite réceptionnée dès sa sortie. Je me suis ensuite dirigée au terminal pour attendre le vol Toulouse-Paris.

Le vol Toulouse-Paris avec Lolita


J'appréhendais tellement ce moment ! Dans le terminal, Lolita avait les yeux à demi fermées, mais était quand même éveillée et me signalait son agacement par des petits miaulements déchirants. En la voyant, je me disais que j'étais peut-être complètement égoïste de lui infliger ça :/ . Quoi qu'il en soit, il était trop tard pour reculer, et, au moment de l'embarquement, j'ai empoigné sa cage vers l'avion. A peine ai-je mis un pied dans l'appareil que les deux hôtesses de l'air m'ont bondit dessus en mode :"OH C EST VOUS AVEC LE CHAT? :D"
"Oui c'est Lolita!"
"Oh trop mignonne, BLABLABA".
Elles étaient a-d-o-r-a-b-l-e-s. Bon, les passagers derrière s'impatientaient pour rejoindre leurs places, mais hein tant pis xD.
Une fois assise côté couloir, l'hôtesse m'a expliqué que je devais garder Lolita sous le siège car en cas de turbulences, c'était dangereux pour elle d'être sur mes genoux.  J'avais juste peur pour le décollage qu'elle stresse à cause du bruit et des sensations. Finalement, lors du moment M, je ne l'ai pas senti réagir (j'avais peur du miaulement strident franchement), et, le reste du vol s'est passé sans embûche. Les hôtesses de l'air venaient me voir fréquemment pour me demander si Lolita allait bien, c'était trop gentil *.*. Il y a juste eu un moment de frayeur intense qui m'a traversé lorsqu'en essayant de faire réagir Lolita, j'ai constaté qu'elle ne bougeait PLUS DU TOUT. Paniquée, j'ai alerté l'hôtesse de l'air, (que j'ai fait carrément stresser par la même occasion xD) qui a ouvert le sac et l'a un peu secouée. HEUREUSEMENT, Lolita était juste sous l'effet du peu de calmant qu'elle avait ingurgité et était complètement stone. J'étais tellement rassurée, mon dieu ! 

Après l'atterrissage, je me suis précipitée dans les toilettes proches de ma porte d'embarquement pour trouver un box où je puisse faire sortir Lolita. Malheureusement il n'y en avait aucun totalement fermé (les murs laissaient des ouvertures entre chaque box), mais j'ai tout de même décidé de prendre celui contre un mur. J'ai attaché Lolita avec ma laisse et l'ai laissé sortir du sac. Evidemment la pauvre était toute groggy et paumée. Comme elle voyait que je l'empêchais de circuler librement, elle s'est finalement calée conte le mur du cabinet. Je suis restée comme ça une bonne vingtaine de minutes pour la laisser tranquille. Vu ce qui l'attendait elle méritait de pouvoir se caler en paix. Je sentais par ailleurs que les calmants continuaient à faire effets, elle semblait toute coton. 

Le vol Paris-Tôkyô toujours avec Lolita (bien heureusement xD)


Pour l'embarquement, je l'ai bien évidemment remise dans le sac et ai fermement espéré que la place duo que j'avais réservé n'aurait pas de voisin pour me permettre de mettre Lolita en secret sur le siège inoccupé. Malheureusement, une fois devant ma place, un japonais était  déjà en train de déposer ses affaires. snif... 
-Bonjour ! ai-je lancé, gaiement
-? bbbjour... m'a-t-il répondu.
Je voulais d'abord tester s'il parlait français xD mais en l'occurence non. J'ai été alors surprise qu'il enchaîne directement avec son prénom :
-T. desu
-aaa Marinnu desu yoroshiku onegaishimasuuu !
J'étais vraiment ravie qu'il soit accueillant franchement ! A première vu il me semblait assez jeune d'ailleurs (mais finalement pas tant que ça, 35 balais quand même le gars ! ça se confirme, les japonais font tellemmmmmmmmment plus jeune que leurs âges ><.). Nous avons donc entamé direct la conversation en japonais, j'étais direct mise dans le bain, plouf ! xD. Je faisais de mon mieux, mais je sentais le poids de trois années de licence de cours d'oral complètement foireux =_=. Mais qu'à cela ne tienne j'étais partie dans l'idée de parler japonais quitte à avoir une grammaire bancale et du vocabulaire de débutant. Quand faut y aller, faut y aller

Bref, je ne remercierai jamais assez T. , il m'a permis pendant TOUT le vol, de régulièrement checker l'état de Lolita, quitte à se pousser pour me laisser me baisser de son côté (où lolita avait décidé de mettre sa petite frimousse !!) et il m'a régulièrement tenu la conversation malgré ma galère parfois pour lui répondre. En outre, c'est aussi grâce à lui si je vais avoir mon appartement à côté de Waseda (dans le prochain post !), donc je lui dois VRAIMENT beaucoup. 

Je tiens à souligner que pendant les onze heures de vol, Lolita n'a pas une seule fois bronché, elle a pris son mal en patience, et je surveillais son état à peu près toutes les vingtaines de minutes. Les effets des calmant s'étaient TOTALEMENT dissipés, ce qui me laisse penser que donner des calmants n'est pas forcément la meilleure des solutions.
Parfois je lui glissais des coupelles d'eau dans la cage, que je remplissais régulièrement. Le seul moment où elle a commencé à miauler a été à peu près 1h avant l'arrivée car elle avait uriné. Je suis donc aller voir les hôtesses de l'air, qui n'ont pu que me donner un linge propre pour que je change le sale une fois à l'aéroport de Narita... 

L'arrivée à Narita : Immigration et inspection de la quarantaine animale


A l'atterrissage, je ne vous cache pas que j'étais dans le pâté total, partir de France à 9h55 et arriver au Japon à 8h30 le lendemain, ça chamboule totalement l'horloge biologique. J'ai dit au revoir à mon nouvel ami Japonais, T. après avoir échangé nos coordonnées et puis je me suis de nouveau précipitée vers les premiers toilettes. Et là O JOIE, il y avait une "dressing room" complètement fermée où je me suis empressée d'entrer. En plus cétait cozy avec un tabouret x) . J'ai sorti Lolita de sa cage, qui ne s'est pas faites prier (en même temps plus de 11heures dedans quoi...) et je l'ai laissé dix minutes gambader, le temps que je lui change son linge de sac. Je ne pouvais pas trop traîner puisque j'avais encore l'immigration et toutes ces histoires à passer. 

Je suis donc  ensuite passée à l’immigration où une dame m'a donné ma "resident card", indispensable pour les visa de long termes. Ça fait office de carte d'identité et c'est nécessaire pour à peu près toutes les démarches administratives. 



J'ai tenté de lui demander l'extension du visa pour que je puisse travailler mais me suis faite gentiment rembarrer (alors que j'étais censée pouvoir le faire là, ce qu'une chinoise m'a ensuite confirmée pendant la visite d'appart'!). Un peu dégoûtée du coup car je vais devoir me taper d'aller jusqu'au bureau d'immigration de Tôkyô T_T. 

Une fois le guichet franchit, je me suis dirigé jusqu'au tapis des valises qui m'attendaient sagement (et lourdement T_T) par terre. J'étais la dernière à récupérer mon barda apparemment xD. J'ai emboîté le pas à un gars qui se dirigeait vers les chariots et ai tenté de mettre mes deux valises sur la bestiole métallique. J'ai BIEN galéré. Une fois calées, j'ai mis Lolita par-dessus. Au moment de tracer vers le comptoir de la quarantaine animale, j'ai constaté qu'évidemment j'avais pris LE chariot pourri qui buggait sur une des roues. PARFAIT (T_T). Résultat parfois j'étais obligée de forcer comme une demeurée pour que le truc avance.

A la quarantaine animale, je m'attendais à un truc tellement plus formel ! Un employé m'a accueilli, tout sourire et TOUT GENTIL. Mon formulaire d'arrivée était déjà sorti, il n'y avait plus qu'à tout vérifier. Après lui avoir montré tous les documents originaux que je leur avais envoyé par mail (conversations uniquement en japonais, je précise !), le gentil monsieur nous a conduit avec Lolita dans une salle d'examination. C'est le moment où j'ai prié le ciel de toutes mes forces que la puce de Lolita soit lue par leurs transpondeurs. Evidemment, il y a eu un affreux suspens où le monsieur tentait sans succès de biper le cou de Lolita et après un moment BEAUCOUP TROP LONG à mon goût, le BIP! de la victoire a retenti avec le numéro d'identification de Lolita dessus. Désormais, c'était confirmé, Lolita avait le droit de poser patte sur le sol japonais. J'étais vraiment soulagée.

De Narita à la Sharehouse.


Sauf que l'histoire ne s'est pas arrêtée là, il me fallait encore me taper tout le trajet jusqu'à KOMAE, la ville de ma Sharehouse... C'est à dire Bus + train local avec mes deux fardeaux de fou furieux et le reste de mes affaires... Sans attendre, j'ai essayé d'envoyer un message au gérant de la sharehouse qui était censé me récupérer à la gare de Komae. Manque de bol, mon téléphone s'est alors arrêté, écran noir et compagnie.... 

Soit. Qu'à cela ne tienne, je vais au comptoir acheter mon ticket de bus et, cahin caha, avec mon gros bolide saturé de valises, j'ai zig zagué péniblement vers l'arêt de mon bus. Une fois là bas, j'ai dit adieu à mon chariot et ai manqué de tomber en même temps que mes valises ><. j'ai baragouiné timidement des excuses à l'employé chargé de les mettre dans la soute du bus et HOP, je suis monté pour m'installer au fond de ce dernier, Lolita à mes côtés. Cette dernière ne pipait pas un seul miaulement. J'avais hâte d'arriver ><

Après une bonne heure de trajet où je me suis endormie à moitié en snobant totalement la ceinture de sécurité pour m'affaler tel un cachalot autour de Lolita, je suis sortie, complètement groggy du bus pour récupérer mes valises. Et là, ciel qu'est-ce que j'en ai chié ! Je suis contente que ça soit derrière moi je vous jure XD. L'ascenseur pour la gare de Komae était un peu paumé, c'était grâce à une gentille japonaise que je l'ai trouvé, puis j'ai  galéré pour faire avancer mes valises à cause des bandes jaunes destinées à guides les mal voyants. Ces bandes sont évidemment surélevées et impossible de les franchir sans à chaque fois m'arrêter et pousser violemment chaque valise de l'autre côté. Lolita n'était du coup nullement ménagée, la pauvre... Mais moi non plus XD j'étais en PLS TOTALE. Finalement après avoir demandé mon chemin, une guichetière m'a indiqué la bonne voie de train, et, heureusement il y avait aussi un ascenseur. Le train est alors arrivé, j'ai encore une fois passé un temps (beaucoup trop long à mon goût) à monter chaque valise dans la rame.

Une fois à la gare de Komae, un japonais qui était en train de descendre au même moment est venu à ma rescousse (MERCI MONSIEUR !) et m'a aidé à transporter mes valises jusqu'aux coin des taxis. Il est même allé jusqu'à appeler le propriétaire de la sharehouse pour qu'il vienne me chercher, mais ce dernier ne répondait pas. Dans le taxi, le chauffeur m'a fait la convers', mais moi j'avais juste envie de pioncer et d'installer Lolita confortablement. On est finalement arrivé à bon port quelques minutes plus tard où, j'ai alors failli flancher dans les escaliers sous le poids d'une de mes valises. J'ai pris sur moi car le chauffeur m’emboîtait le pas pour monter la deuxième valise. C'était rude. Heureusement pour moi, la chambre était ouverte et prête à m'accueillir. J'étais tellement soulagéééééééééééééééééééééééée !
J'ai ouvert mes valises vitesse grand V pour sortir tout le nécessaire à Lolita qui s'est empressée d'aller à la litière avant de boire et de manger goulûment ses croquettes.

Voilà pour ce premier article ! L'aventure commence^^ ! La prochaine fois je vous montrerai la sharehouse et mon trajet quotidien jusqu'à la station de Komae dans mon premier vlog *.* . Y'aura aussi l'article sur ma recherche d'appartement qui risque d'être assez long car j'ai PLEIN de choses à vous raconter OMG !

:)


2 commentaires

  1. Effectivement ça n'avait pas l'air de tout repos ! Heureusement, maintenant, c'est bon, OUF, le plus dur est passé ! :)

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    1. Oui c'est clair, bien heureuse que mes valises soient calées dans ma chambre maintenant xD

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