Mes premiers MATSURI (festivals) au Japon : Kawagoe et Tori-no-ichi !


Expat' au japon, Featured, Japon / jeudi, novembre 30th, 2017

Introduction

En arrivant au Japon, il me tardait vraiment de découvrir les Matsuri 祭り, ces fameux festivals qui sont organisés régulièrement en l’honneur de tel événement ou telle divinité. Malheureusement étant arrivée à la fin de l’été, je n’ai pas eu l’occasion de participer à un festival en yukata ou de voir beaucoup de japonais en yukata (#fantasmemanga). Toutefois, j’ai pu expérimenter trois festivals, un petit organisé dans le sanctuaire de mon quartier et deux autres, à Kawagoe et à Asakusa et je compte bien continuer dans ma lancée ( ´ ω ` )

Dans l’ensemble, les matsuri se présentent tous de la même façon : des stands de nourriture qui s’alignent dans la rue/ans les sanctuaires ponctués de certaines attractions comme la version japonaise de la pêche au canard, le tir à la carabine, le jeu où on fait tomber des boîtes de conserves (y’a-t-il une dénomination pour ce jeu ? xD) etc… A mon grand désarroi, il y a souvent aussi des stands destinés à « pêcher » des poissons avec une mini éprouvette super fragile (金魚すくい), qui permettent de ramener son « trophée » en cas de pêche prolifique. J’ai vu des versions avec des bébés tortues aussi. La végétarienne et fervente protectrice des animaux en moi s’est violemment insurgée ヾ(  ̄O ̄)ツ . Ces pauvres petits êtres condamnés à une telle vie de merde pour le plaisir des êtres humains…

Pardon je m’égare.

 Voilà donc à quoi ressemble « la base d’un festival japonais ».
Festival local au sanctuaire d’à côté de chez moi

En fait, je pense que c’est comparable à nos « fêtes foraines » en France ( mais je sais pas pourquoi ça sonne un peu beauf en français ^^’), version aspects divin et rituel en moins. Si il y a bien une chose qui m’intrigue, c’est la pratique du « shintoïsme » par les japonais. Par exemple j’ai appris que 4% se revendiquent croyants mais que 99%  se rendent dans les temples. Ce qui est intéressant c’est que le shintoïsme est (selon Hirafuji Kikuko, merci les cours de culture japonaise ^^) une religion ethnique et que donc elle accorde beaucoup d’importance aux rites et aux traditions (comprenant des rites sociaux et des habitudes). Ainsi, j’ai eu confirmation par des amis japonais : les matsuri au Japon, c’est une bonne occasion pour manger et s’enjailler en célébrant les kami. Et puis potentiellement effectuer des rites. Ces rites sont nécessaires pour amadouer les kami et peuvent se manifester par exemple par des danses, la consommation de saké, des offrandes etc. Les kamis sont invités à faire la fête, donc tout le monde doit être dans un mood festif. Je trouve ça vraiment sympa.

Pendant les matsuri le moment que j’aime le plus, c’est quand la divinité  résidente du sanctuaire se fait « balader » dans un mikoshi (char portatif)  par des porteurs japonais lors d’une procession. Mon imagination est en ébullition, j’imagine le kami en mode :

 

 

Ça me rappelle ce moment où j’ai prié au sanctuaire et que j’ai ensuite confié à mon ami japonais que j’avais souhaité que ma famille aille bien etc et il m’a répondu que je n’étais pas censé faire un vœux mais remercier les kami. Ah. Mince. ლ(¯ロ¯ »ლ)
Sur cette longue introduction (pardon je m’emporte toujours dans les introductions, contrairement à quand je dois écrire des dissertations d’ailleurs, tiens c’est bizarre xD), laissez moi vous présenter les deux grands matsuri où je suis allée jusqu’à présent :

Kawagoe Matsuri

川越祭り
C’est marrant (non en fait) mais quand j’ai demandé l’origine du festival à un ami japonais, ce dernier m’a répondu qu’il n’en savait fichtrement rien. J’ai dû me renseigner sur le site internet :
« En 1648, Nobutsuna Matsudaira Izunokami, seigneur du fief de Kawagoe, fit un don des objets religieux tels que mikoshi (sanctuaire portatif), masque de lion et tambour au sanctuaire Hikawa  afin de promouvoir le festival religieux. Depuis 1651, des processions somptueuses marchent dans des quartiers faisant partie des parages du sanctuaire accompagnées des commerçants riches; ces rituels et festivals furent à l’origine du Festival de Kawagoe. »
 

Kawagoe est situé non loin de Tôkyô, vers Saitama et est aussi connu sous le nom de « Little Edo ». Les magasins, les maisons et les rues ont gardé l’architecture de l’époque et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est vraiment charmant de s’y promener….. SAUF quand la rue principale est remplie de voiture pendant les heures de pointes. Ca casse tout le charme…

Enfin bref, le Festival de Kawagoe est IMMENSE. On n’en voit jamais la fin. Heureusement que j’avais Yûdai, un proche ami japonais pour me guider parce que sinon je me serais paumée 40 mille fois. On est arrivé en fin d’après midi, et sommes tombés pile poil pendant le déplacement de la divinité dans le mikoshi (Selon les croyances, le sanctuaire Hikawa renfermerait la « Divinité du mariage », et de nombreux couples y organisent leur mariage chaque année). Ah oui j’ai oublié de préciser qu’il pleuvait ce jour là, alors tous les chars étaient protégés. C’était un peu tristounet mais bon faut croire que le kami de la pluie était content.  ╮( ̄ω ̄;)╭

 

Nous avons ensuite flâné le long des rues, en quête de nourriture que je puisse manger (je suis végétarienne ascendante vegan pour ceux qui déboulent ^^). Parmi les stands de nourritures, on retrouve régulièrement les karage (poulet frit), les takoyaki (poulpe), des saucisses (qui me donnent vraiment envie de savoir d’où viennent ces pauvres cochons vu le prix de vente), des dango (confiserie japonaise que vous pouvez voir sur les photos ci dessous), des CHOCO BANANA (j’adore ce nom), des yakisoba (nouilles soba sautées avec légumes), des okonomiyaki (sorte d’omelette avec plein de choses à l’intérieur), des pommes de terre au beurre, des bâtonnets de crudités (concombre = je recommande) etc… Ca n’en finit pas !!! Les boutiques étaient également encore ouvertes et permettaient de tester les spécialités régionales. J’ai donc goûté des légumes marinés, de la patate douce à foison, du senbei que je pensais que je n’aimais pas, du nihonshû (saké) etc etc. On a fini par des yakisoba sans viande, pour me caler l’estomac. Yûdai lui ne s’est pas prié de manger des aberrations de viandes sous mon regard courroucé haha.
Des patates au beurre

 

Stand d’okonomiyaki

 

Des dango !
Le saké que j’ai dégusté

 

Les gens faisaient la queue pour déguster ces beignets de riz ! (par contre je ne me souviens plus du nom, faudra que je redemande à Yûdai).
Toutefois, le point d’intérêt du festival était définitivement le nombre impressionnant de chars qui étaient disposés de ci de là dans les rues où des musiciens et danseurs avec masques se produisaient devant un public enthousiaste (dont je faisais partie). Il y ‘en avait tellement qu’on ne savait plus où donner de la tête.

 


Un peu la loose sous la pluie mais bon pas le choix !

 

Yûdai m’a ensuite proposé d’aller jusqu’au sanctuaire, et je n’ai pas été déçue de faire une petite trotte vu comment c’était magnifique de nuit <3. Par contre mes photos sont loin de reproduire cette beauté T_T.

 

 

 

Quelques clichés dans les rues du festival :

 

 

Tori-no-ichi 

酉の市
Pour le coup je ne connaissais pas du tout cette festivité (aussi appelée O-Tori sama) destinée à porter chance et prospérité aux entreprises et commerces. Elle se déroule en novembre aux jours du coq et les festivités se déroulent également dans d’autres sanctuaires à travers Tôkyo

 

Autour du sanctuaire Otori où avait lieu le Tori no Ichi ( littéralement la « foire du coq »), s’alignaient encore une fois un nombre incalculable de stands de nourritures et d’attractions. Une fois dans le sanctuaire, pléthores de stands proposaient l’achat de kumade, des sortes de râteaux en bambou richement décorés, que l’on doit ensuite  mettre sur le lieu de travail. L’ambiance est vraiment animée, tout le monde à le sourire aux lèvres, ! Lorsqu’une personne avait acheté son kumade (parce que c’est quand même assez cher xD) les vendeurs et l’acheteur se réunissaient en sorte de cercle et frappaient plusieurs fois en rythme dans leurs mains pour apporter la chance et le succès en affaire  ~ヾ(・ω・)

Je n’ai pris que très peu de photos ce jour là car je ne m’attendais pas à ça, je pensais que c’était un festival local… Mais c’est quelque chose à aller voir et éventuellement expérimenter si d’aventure vous vous trouvez à Tôkyô à ce moment là !!!!
 
J’espère que vous avez pris plaisir à lire cet article, n’hésitez pas à commenter si vous êtes déjà allé à un de ces festivals 😀

3 réponses à « Mes premiers MATSURI (festivals) au Japon : Kawagoe et Tori-no-ichi ! »

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