CAMPER SUR l’ILE DE SADO (Niigata) #1 : Récit de voyage et informations utiles


Featured, Japon, voyages / mercredi, août 22nd, 2018

L’ile de Sado, kézako?

佐渡島 さどしま

Bien que ça ne soit pas forcément la destination touristique principale des voyageurs au Japon, Sado regorge de  paysages pittoresques où vit une population locale adorable. Hors des sentiers battus et du remue ménage des grandes villes, c’est une destination idéale pour se ressourcer tout en admirant les rizières qui dominent l’océan. Je me suis rendue sur cette île le temps d’un week end (ce qui, est loin d’être suffisant, malheureusement), et j’en garde un précieux souvenir, en particulier des rencontres que j’ai pu faire sur la route, entre nos nombreux trajets en auto stop pour rallier notre camping paumé aux lieux touristiques de l’île.  Je suis honteuse d’avouer que je ne connaissais pas l’existence de cette île avant que Waseda me demande de faire une présentation orale à son sujet. Toutefois, ça a été l’opportunité de me rendre directement sur les lieux et de tomber amoureuse de Sado !

Le hic c’était que je n’avais absolument pas d’argent pour un tel voyage, car l’île étant situé dans la préfecture de Niigata, ce n’est pas exactement la porte à côté de Tôkyô. Bref, j’ai fait de mon mieux pour minimiser tous les frais de voyages, notamment au niveau des transports et de logement.

Aller  à Sado

  • Pour les petits budgets comme nous, je vous conseille le bus de nuit, Willer Express, qui m’a couté  9200 A/R départ Tôkyô arrivée Niigata. Vous pouvez aussi bien sûr, rallier Niigata en Shinkansen.
  • Le ferry : Surtout faites attention à bien synchroniser vos horaires de bus ou train avec ceux du Ferry pour éviter de louper votre bateau. Notez qu’il faut rallier la gare de Niigata au Terminal du Ferry vers Sado en bus (à peu près 10 mn).

Il existe trois types de ferry qui effectuent les traversées quotidiennement. Nous avons opté pour le moins cher, le « car ferry ». 4760 yen  A/R

Tous les détails, horaires et cie sont disponibles sur leur site internet (en anglais)https://www.sadokisen.co.jp/language/en/

De Tôkyô à Niigata ʕ •ᴥ•ʔゝ☆

Afin d’optimiser au maximum notre séjour à Sado, nous avons opté pour un bus de nuit, départ aux environs de minuit à la gare de Tôkyô. Autant vous dire que je déteste cette gare car je m’y paume tout le temps ! C’est comme une grosse fourmilière en flux continu avec pléthore de sorties et de lignes différentes. C’est le bordel pour s’y retrouver Σ(゚Д゚); A chaque fois je manque de rater bus/train car je cavale dans tous les sens pour trouver le bon quai… Cette fois ci n’a pas fait défaut, j’avais rendez-vous à 23h30 sur le quai de la Yamanote line, où j’étais censée retrouver Elise pour qu’on parte ensuite ensemble à la Yaesu North Exit. J’étais avec tout mon barda de camping en train de réaliser au téléphone que je n’étais pas en bas du bon escalier. Bref, j’ai cavalé comme un cabri, avec tous mes sacs,et les matelas qui rebondissaient sur mon corps jusqu’à la sortie, qu’évidemment j’ai galéré à trouver. Gros stress qui m’a valu finalement de rater les dernières marches de l’escalier avant les tourniquets et de manquer de me casser la pipe. Heureusement, un japonais qui passait avec ses deux potes m’a rattrapé au vol, sous les « yasashiiiii! » de ses amis (*´∀`*). Finalement, plus de peur que de mal, nous avons été les premières à embarquer dans le bus qui avait des allures de vaisseau spatial. On aurait dit qu’on allait prendre l’avion, les sièges étaient quasi identiques et l’ambiance tamisée avec les néons violets donnait une ambiance futuriste. Pour le prix, nous étions vraiment contente pour le coup ! Les sièges étaient confortables et il y avait même un écran pour regarder des films. Evidemment comme le trajet se faisait de nuit, les rideaux étaient fixés au vitre, donc on ne pouvait pas regarder le paysage sous peine de déranger le voisin avec un rayon de lumière matinal. Bref, je me disais que j’allais peut être réussir à dormir finalement (*´ェ`*). J’ai commencé le voyage par regarder Harry Potter et la coupe de feu que j’ai déniché parmi les films proposés puis ensuite le bus s’est arrêté pour un premier arrêt. Le temps d’aller aux toilettes et zou, nous sommes repartis. Après 1h20 de film, j’ai fini par m’assoupir, du moins je le pense. J’ai été réveillée un peu toutes les heures à cause de douleur dûe à des positions peu confortables, mais finament, j’ai eu l’impression d’avoir dormi.

Bienvenue bord du vaisseau spatial
Ambiance avion

En tout cas, à notre arrivée vers 7h à la gare de Niigata, j’étais plutôt en forme. Comme le ferry n’était qu’à 9h20, nous avons pris le temps de nous reposer, avant de nous diriger vers l’arrêt de bus qui relie la gare au ferry. Comme vous le voyez sur la photo, c’est le bus numéro 3. Par contre, impossible d’utiliser la carte Suica ou pasmo, comme à Ibaraki, la préfecture utilise sa propre carte électronique « Ryuto ».

Le bus nous a finalement déposées juste devant le port où nous avons attendu sagement l’heure de départ de notre ferry à 9h20. Pour info, j’avais reservé les billets sur internet donc je n’ai  eu qu’à faire scanner le code barre des tickets par une hôtesse et payer le prix des billets.

Une fois à l’intérieur du ferry, nous avons vraiment été surprise par sa grandeur. Comme nous avions pris l’option la moins chère en terme de ferry, nous pensions que ça serait quelque chose de plus sommaire. Et finalement, c’était plus que confortable.  La classe éco misère, au premier étage offre un espace de repos où on peut s’allonger et faire la sieste pendant les trois heures que dure la traversée. Sinon, on peut aussi flaner le long des corridors extérieurs qui offrent une vue imprenable sur la mer. On peut aussi explorer les autres classes, d’un confort un peu plus sophistiqué. Je vous laisse regarder les photos pour vous faire une idée.

La traversée Niigata – Sado (・ω・*)

Pendant la traversée nous étions beaucoup trop excitées pour faire la sieste. Nous avons visité le bateau dont l’accueil où nous sommes tombées sur un genre de stand de cosplay pour prendre une photo instagram avec le costume d’une des mascottes des Ferry Sado kisen. Oui parce que les Japonais ont des mascottes pour tout vous savez ◔_◔. Nous ne nous sommes donc pas faites priées et avons saisi l’occasion pour faire quelques photos en cosplay tout mignon d’hôtesse de ferry si j’ose dire (ノ∀`♥).

L’approche de l’île se fait progressivement à la fin du trajet en ferry, ce qui permet d’admirer sa forme et sa végétation dense. Après avoir mis pied à terre au port de Ryôtsu, nous avons suivi le flot de passagers vers le hall des arrivées. Nous avons d’abord pris le temps d’aller à l’office de tourisme où on nous a remis les horaires des bus et quelques brochures sur l’île. Le trajet de bus depuis le port du ferry vers le camping Kazayama se fait en une vingtaine de minutes et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas grand monde dans le bus. On a fini par comprendre plus tard qu’à part les touristes, il n’y a que très peu d’habitants qui l’emprunte étant donné l’incommodité de ses horaires et de ses passages. A Sado, le moyen de transport essentiel est la voiture, ça ne fait aucun doute, et je ne peux que vous encourager à opter pour une location de voiture plutôt que de compter sur les bus (´ヘ`;).

Le camping d’Akagame Kazashima Nagisa Park (´⌣`ʃƪ)

Arrivées à l’arrêt Kazashima, nous avons marché quelques minutes avant de tomber sur le camping gratuit que nous avions repéré sur le site internet de Sado. A notre grand étonnement, le camping était non seulement désert, mais disposait d’un accès direct et aménagé sur la mer ! Comme ce n’était pas encore la saison, les lieux n’étaient pas encore nettoyés, mais le cadre était tellement idyllique que ce n’était qu’un petit détail. Ce qui nous a également beaucoup amusé, c’était l’ambiance « abandonnée » qui régnait sur le camping !  Silence et sanitaires dans un état étrange de délaissement à la walking dead. A la fin du séjour je suis même entrée dans la réception que je croyais fermée et ai trouvé des documents datant de plus de dix ans ainsi que du matériel laissé en plan comme des médicaments ou du matériel de survie… C’était vraiment spécial comme atmosphère. Néanmoins, les sanitaires étaient en état d’utilisation et nous avons eu  l’ensemble des installations pour nous toutes seules, prises électriques comprises ! Franchement, si vous avez une voiture, n’hésitez pas à choisir ce camping pour vos vacances sur l’île ! Zéro frais et cadre de rêve !

Infos utiles sur le camping :

  • Emplacement du camping : 

 http://www.sado-bus.com/route/ (attention il y en a très peu)

  • Prix : gratuit
  • Autre : Toilettes et lavabos à disposition

 

La suite au prochain épisode ⊂(◉‿◉)つ

Mon vlog sur Sado :

 

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4 réponses à « CAMPER SUR l’ILE DE SADO (Niigata) #1 : Récit de voyage et informations utiles »

  1. Ah l’île de Sado… J’avais prévu ça pour un voyage mais le ferry avait été annulé à cause d’un très mauvais temps et je n’ai jamais pu y aller. Ca reste une des destinations qui me font envie mais pas de camping, je n’aime pas vraiment ça 🙂
    Merci pour ce récit !

    1. Avec plaisir ! Dommage pour le mauvais temps… J’espère que tu auras de nouveau l’occasion d’y aller car c’est magnifique (par contre en hiver ça doit être un peu triste ^^ »).

  2. Super comme destination!
    Un peu long quand meme Le trajet non?
    Aussi aurais tu des info pour des hotels ou bed and breakfast dans ce coin?

    Merci beaucoup!!

    Jennifer

    1. Merci pour ton commentaire 😀
      Oui le trajet en bus est long, mais c’est la solution la plus économique ! En shinkansen, c’est nettement plus rapide 🙂
      Au niveau du logement, ayant campé, je n’ai pas vraiment d’informations sur de bons hotel ou BB donc je te redirige vers le site de l’île qui propose une sélection ici : https://www.visitsado.com/en/stay/guest-house/
      J’espère que ça t’aidera 🙂

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