LA CASA DE PAPEL (PARTIE 1 ET 2) : La série espagnole addictive.


critique, Featured / samedi, septembre 8th, 2018

J’ai mis du temps avant de me lancer dans cette série et c’est finalment l’enthousiasme de la blogosphère qui  a réussi à me motiver. Dès les premiers épisodes j‘ai  compris pourquoi la série a eu autant de succès : tous les ingrédients sont là pour un bingewatching effréné. J’ai lu sur un article que Netflix avait complètement repris le montage de la série pour faire passer les épisodes de 1h (format espagnol) a 40 minutes, rendant ainsi ces derniers beaucoup plus dynamiques. Cest un aspect qui se ressent clairement car, on ne voit pas du tout les épisodes passer. A part quelques scènes un peu trop dramatisees je n’ai ressenti aucun temps mort et j’ai enchaîné jusqu’a la fin des deux saisons.

Résumé de la série : Un homme mystérieux, surnommé le Professeur (El Profesor), planifie le meilleur braquage jamais réalisé. Pour exécuter son plan, il recrute huit des meilleurs malfaiteurs du pays qui n’ont rien à perdre. Le but est d’infiltrer la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre afin d’imprimer 2,4 milliards d’euros, en moins de onze jours et sans verser une goutte de sang – malgré la présence de 67 otages, dont la fille de l’ambassadeur du Royaume-Uni.

Les épisodes s’articulent selon deux temporalités : le présent avec le casse dans la fabrique de la monnaie et le passé pendant l’apprentissage du plan orchestré par le Professeur. Ces deux niveaux de narration nous permettent d‘apprendre à connaitre chaque cambrioleurs, et d’explorer leurs différentes facettes. J’avais vraiment peur en visionnant le premier épisode que l’histoire se concentre sur Oliveira, alias Tokyo. C’est le personnage que j’ai le moins aimé car j’avais toujours l’impression qu’elle en faisait trop dans son rôle de Nikita-Matilda. Elle incarne la féministe endurcie qui n’a plus besoin de prouver sa capacité à se débrouiller seule. Je suis pourtant la première à aimer ce genre de rôle, mais dans ce cas là, c’était too much. On a compris qu’elle était badass, pas la peine de nous faire des ralentis sur la moindre de ses actions… ◔_◔ Hormis Tôkyo, j’ai adoré le reste du casting, mention spéciale à Nairobi, que l’on découvre doucement à travers les flashbacks, un autre modèle de femme forte qui m’a beaucoup plus entousiasmé que celui d’Oliveira. Ensuite Denver, à qui on s’attache au fil de l’évolution de sa relation avec Monica (un grand oui (●´・∀・)) ! et qui laisse transparaitre sa nature de bisounours malgré son comportement violent. Non, vraiment, il est chou (´⌣`ʃƪ)!
Enfin, pour faire dans l’originalité, j’ai beaucoup accroché au personnage de Berlin, un pervers narcissique, sadique et totalement imbuvable qu’on adore détester. Je ne suis qu’un simple être humain : on me propose un personnage charismatique et travaillé, moi je valide ! Surtout que l’acteur a su parfaitement imprimer sa marque sur son personnage. Je ne sais pas si j’arriverai à le dissocier de Berlin si je le voyais dans une autre série…
Et puis, pour citer un comentaire youtube lu sous la désormais incontournable scène de Bella Ciao chantée par Berlin et le Professeur : « Berlin’s voice is very beautiful » (Parce que bien sur, il faut regarder la série en VO HEIN ! ಠ⌣ಠ )

En revanche, je mets un petit bémol sur les otages de la fabrique de la monnaie. A la fin de la série je suis restée sous l’impression que les scénaristes avaient eu envie de développer leurs personnages jusqu’au bout des deux saisons mais que finalement, au vu de l’enthousiasme autour des cambrioleurs, ils ont fait volte face et ont arrêté de s’y intéresser après la première partie. Dans la deuxième partie, ces derniers sont pratiquement inexistants, scénaristiquement parlant, hormis Monica et Adriadna grâce à leurs relations avec Denver et Berlin. Alison, Arturo eux, sont complètement mis en berne avec seulement quelques petites scènes de ci de là pour prouver qu’ils ne sont pas totalement portés disparus. Dans la première partie je pensais qu’ils allaient shippé petit à petit Allison avec Rio, et puis finalement… Non o(_ _o) Et le personnages d’Allison est devenue à mon sens complètement antipathique dans sa crise d’adolescente. Surtout qu’à la fin de la série, on n’en entend plus parler. Tout comme Arturo, certains personnages sont privés de dénouement (peut être à cause du découpage Netflix).  D’autant que le personnage d’Arturo n’évolue pas des masses du début à la fin. Et puis tant qu’à parler des otages, soulevons Adriadna, qui fait la chiffe molle du début à la fin, rendant sa relation avec Berlin pas tellement passionnante. Bon, heureusement SPOILERS EN BLANC dans les derniers épisodes on apprend qu’elle était en fait sous calmants pendant tout ce temps d’où son état de « poupée » pendant ses scènes avec Berlin.
Et pour finir, Le Professeur et Raquel. Probablement les deux personnages qui m’ont le plus marqué et dont j’ai suivi avec ferveur tous les rebondissements les concernant. J’ai toujours affectionné les relations amoureuses impossibles (voir malsaines, disons le) alors là j’étais gâtée. Le Professeur est un personnage auquel on s’attache indubitablement : gauche, le balai dans le cul mais excessivement intelligent et courageux. Le brun mystérieux par excellence dont Raquel, l’inspectrice en chef de la police (qui bien sur s’occupe du casse de la fabrique de la monnaie), tombe amoureuse. J’ai vraiment adoré son personnage, ainsi que l’actrice qui l’interprète. Dotée d’un fort caractère, d’une répartie ravageuse et d’une combativité à tout épreuve, Raquel est le personnage féminin qui m’a le plus inspirée. Son évolution au fil des épisodes, notamment dans sa recherche de l’identite du professeur est passionnante, et sa sensibilité cachée sous sa grosse carapace d’inspecteur de police est vraiment touchante. Le jeu du chat et de la souris auquel se prêtent Raquel et le Professeur est trépident, addictif et donne lieu à des scènes sous tension qui vous tiendront en haleine jusqu’au bout. Pour moi, c’est une des plus grande réussite en terme de mise en scène et d’écriture de personnage de la série.
Scénaristiquement parlant, je ne trouve pas que la série innove en quoi que ce soit. Vu mon pavé plus haut sur les personnages vous aurez compris que l’intérêt réside pour beaucoup dans ces derniers. Toutefois, le rythme de la série, ses nombreux rebondissements et ses cliffhangers bien placés (merci Netflix) sont d’une efficacité telle qu’on a VRAIMENT envie de tout engloutir d’un coup. Je souligne notamment les scènes du professeur hors de sa cachette pour résoudre les bavures de son équipe, surtout le moment ou il montre sa ciderie à Raquel en mode « mais enfin, je ne suis qu’un gars normal raquel, je ne comprends pas …(・ω・` )«  .
Je mettrai quand même un bémol sur la facilité de résolution des intrigues des cambrioleurs et le professeur lorsque ces derniers sont en difficultés. Parfois, à peine croyable et ça manque de pertinence. MAIS BON, au final, vu l’attachement aux personnages et la relation Raquel/le Professeur, on pardonne facilement ces raccourcis scénaristiques. On s’en fiche un peu, si j’ose dire car, on a forcément envie que le casse réussisse et qu’ils parviennent à s’en tirer vu le temps passé à orchestrer toute cette mise en scène. D’autant que comme insiste le professeur : ils ne font rien de mal en soi ¯\_(ツ)_/
La fin de la série est à mon sens bien menée, d’autant qu’elle se concentre en priorité sur Raquel et le professeur, dans un dénouement totalement jouissif. Bien que comme je l’ai dit plus haut, certains personnages soient à peine mentionnés, la fin amène une conclusion satisfaisanteUne saison 3 a été comandée par Netflix, à voir ce que ça peut apporter de plus !
En bref, La casa de Papel est une série, qui par son dynamisme, ses personnages, sa construction scénaristique et sons suspens parvient à se hisser comme un incontournable Netflix à bingewatcher ! 

Ma note :

17/20

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