L’ILE DE SADO (NIIGATA) #2 Jusqu’aux mines d’or en autostop ! ٩(^ᴗ^)۶


Featured, Japon / mardi, octobre 23rd, 2018

Récit de voyage, deuxième partie : Jour 1 (samedi).

Dans la première partie, ICI je vous avez laissé sur notre arrivée au petit camping de Kazashima.

Nous avons donc installé notre tente et pris nos marques. Comme cette partie de l’île n’est pas dans une zone très touristique, il n’y avait pas un chat et on entendait seulement le clapotis de l’eau ainsi que la faune environnante, dont un frelon coincé dans une remise depuis heisei 29, que j’ai libéré par erreur et qui nous a fait déguerpir au bout du campement en trois secones chrono (゜Д゜;)).

Une fois la tente montée, nous nous sommes concertées concernant les prix des bus. En effet, nous avons vite compris qu’il nous fallait absolument un transport pour circuler dans l’île vu la distance entre chaque point d’intérêt et que, des vélos ne suffirait pas à convenir à nos besoins, et vu le prix des bus, qu’il valait mieux prendre un forfait illimité. SAUF QUE, vu les horaires de notre ligne de bus du camping, c’est à dire, à peine quatre trajets allers retour dans la journée σ( ̄∇ ̄;), nous étions également limitées. Franchement, ça a été une petite désillusion de se rendre compte que sans voiture, il allait être difficile de se déplacer à volonté. ALORS, nous nous sommes décidées qu’en plus du bus, l’auto stop allait devenir notre nouveau moyen de transport. Sachant qu’Elise et moi n’en avions jamais fait, cela s’est présenté comme un vrai défi à relever. Toutefois, étant donné le peu de circulation et l’unique route qui circulait vers notre campement, je pensais que les habitants ne manquerait pas de nous prendre en stop s’ils nous voyaient.

Autostop jusqu’au port de Sado…!〜(꒪꒳꒪)〜

Akagameiwa 赤亀岩

Après avoir chargé nos sac à dos et laissé le reste dans notre tente, nous sommes partis à la recherche d’un véhicule pour nous ramener jusqu’au Port Ryotsu où se trouvait l’office de tourisme (où il est possible d’acheter un pass illimité de bus). Comme il n’y avait que très peu de passage, nous avons décidé de partir en route du port à pied, et de tendre le pouce dès qu’un véhicule se présenterait dans le sillage. Sur la route, nous avons pu découvrir le rocher d’Akagameiwa 赤亀岩, ressemblant curieusement à une tortue; autant vous raconter la légende pour être un peu foklorique : Un jour, alors qu’un pêcheur du village de Suizu était en prise avec une mer turbulente, une tortue géante apparut et, hissant le bateau du pêcheur sur son dos, achemina ce dernier jusqu’au port. La tortue se transforma alors en rocher, que les villageois nommèrent Akagame. On peut également discerner le sanctuaire dédié à la tortue déifiée. La luminosité des photos est à pleurer, mais le ciel était blanc ce matin là, malheureusement… (⋟﹏⋞)

 

Toujours pas de voitures en vue, (sauf quelques unes; dans la mauvaises direction), mais qu’à cela ne tienne, nous avons progressé jusqu’au village voisin : Suizu d’où vient, je rappelle, le pêcheur de la légende d’Akagame (Vous suivez n’est-ce pas ? (人・∀・))

Nous avons finalement trouvé une voiture alors que nous traversions le village. J’ai agité les bras dans tous les sens et un monsieur s’est arrêté, surpris de voir des touristes à cet endroit là de l’île. Inutile de dire que nous étions ravies. Surtout qu’à mesure que nous progressions le long de la rue principale qui relie le port, je me rendais compte qu’effectivement, le camping n’était pas du tout près. Le monsieur (j’ai oublié son prénom, snif, en tout cas il était très gentil !), nous a amené jusqu’au terminal avant de repartir travailler. Nous sommes donc revenues au point d’arrivée pour acheter nos pass trois jours. Comptez 3000 yen, ce qui est largement rentable vu le prix des bus au trajet et surtout si comme nous ils constituent votre unique moyen de transport. Une fois muni de ce ticket, il faut juste le montrer au conducteur à la descente de vos trajets en bus.


Les mines d’or et d’argent de Sado 佐渡金山

Nous avons inauguré notre pass avec un trajet depuis le port Ryotsu jusqu’aux mines d’or de Sado, candidates au patrimoine mondial de l’Unesco ! Le trajet en bus fut franchement long, et nous étions inquiète du retour (le dernier bus jusqu’au camping était aux environs de 19h). Le trajet nous permis toutefois d’explorer les paysages intérieurs de l’île et les villes principales. Même s’il y avait plus de foule et d’animation que vers notre camping, force de constater que l’île en soi est assez, comment dire… inhabitée. Les habitants autochtones se font rares (´・ω・`). D’ailleurs, il n’y a que trois pelets dans les bus vu que tous les habitants utilisent leurs voitures (ce qui se comprend largement). Attendez que je remette la main sur les horaires pour vous donner une estimation du temps depuis l’$ile… Ca me fait rire car le dépliant des trajets est tout déchiré, vu le nombre de fois où je l’ai déplié pour décortiquer les changements et les horaires possibles *nostalgie*. Oui voilà, il nous a fallu environ 35 minutes pour arriver au changement de ligne jusqu’au deuxième bus vers les mines, donc un total de 50 minutes environ. Finalement, nous sommes arrivées juste avant la fermeture des mines, vers 16h.

 

Les visites vous permettent de retracer les 400 ans d’histoire des mines, avec des reconstitutions mettant en scène des ouvriers et des outils de travail de l’époque. Plusieurs visites sont disponibles, vous pouvez aussi avoir un guide donc n’hésitez pas à aller consulter toutes les informations sur le site des mines (en anglais) :

→http://www.sado-kinzan.com/en/←

Je ne pourrais malheureusement pas vous détailler mes impressions sur les visites dans les mines étant donné que j’étais fauchée lors de ce voyage et que je n’ai pas pu payer les frais d’accès. Oui, allez, sortez les violons c’est permis !!! (T▽T)

Ceci dit, l’avantage du site, c’est que même si l’on ne fait pas les visites des mines, on peut se contenter de faire le tour des anciennes installations qui sont toutes agrémentées d’explications (bon, en japonais oui !), et les anciennes entrées dans la montagne donnent des frissons ヽ(゚Д゚)ノ. Je n’arrêtais pas de penser au film d’horreur « the descent » pour ceux qui connaissent.

Nous sommes tombées nez à nez avec cette installation. Il s’agit du plus ancien puit d’excavation occidental du Japon, où des allemands entre autre ont commencé l’excavation en 1875 (point le plus bas à 352 mètres !). Il a été fermé en 1989 et franchement c’est assez impressionnant quand on est au pied de l’installation, on se sent tout petit.

J’aime beaucoup les barrières de travaux publics au Japon car elles sont décorées de la mascotte de la ville, ici un toki, l’oiseau emblématique de Sado et de ses rizières.

Je trouve ce paysage digne d’un décor pour The walking dead, pas vous ? 

Comme il se faisait tard, et qu’on arrivait (déjà) aux derniers départs des bus, nous nous sommes rendus à l’arrêt de bus pour rentrer au port de Sado. Il n’y avait toujours pas un chat. Et les arrêts de bus au Japon sont toujours aussi discrets à ce que vous pouvez constater (´д`).

Fnalement nous avons fait le choix de nous arrêter au changement de ligne de bus (Aikawa City office) pour prendre le temps de manger (les conbini sont rares alors on ne s’est pas privées pour se jeter sur le Lawson que nous avions repéré en chemin) tout en admirant la côte ouest de Sado; calées sous une petite tonelle. La vue était à couper le souffle, le panorama qui s’offrait à nous était indescriptible. Presque onirique. Jugez par vous même !

 

Malheureusement, il faisait presque nuit alors nous n’avons pas eu d’autres choix que d’attraper le dernier bus qui partait vers le port de Sado. L’ennui c’était que les bus vers notre camping ne circulait bien évidemment plus depuis belle lurette, alors nous n’avions qu’une option pour rentrer : l’autostop. Et croyez moi, qu’à 8h du soir, Sado est déserte ! En plus il faisait nuit noire, les perspectives de trouver un véhicules n’étaient pas très folles. Malgré cela, il nous fallait bien rentrer, donc nous avons pris le chemin de la côte est, en direction de notre camping. Temps estimé de marche depuis le port : trois heures et quelques. Le trajet s’annonçait palpitant ( ̄■ ̄;)

HEUREUSEMENT, au bout d’une demi heure de marche, alors que nous tentions cahin caha de nous mettre sous les lampadaires dès qu’une voiture passait pour ne pas effrayer les conducteurs en mode  dame blanche des routes de nuit ლↂ‿‿ↂლ, une voiture s’arrêta. Il s’agissait d’un homme d’une trentaine d’années, avec une télé dans sa voiture. Ca m’a marqué car il y avait un écran à l’arrière et à l’avant qui retransmettait la coupe du monde. Ce dernier n’était pas très loquace, sauf pour s’inquiéter de notre sécurité : gentillesse 100%. Il nous ramena jusqu’à notre camping alors que nous étions plus que soulagées d’avoir trouvé un conducteur pour nous ramener à bon port (à bon camping en l’occurence vu que nous sommes parties depuis le port… BREF). Ce dernier est reparti, nous laissant dans la nuit noire du camping. En marchant vers notre tente, nous avons aperçu que deux nouvelles tentes s’y dressaient à côté. Etonnées, nous avons décidé de marcher vers la plage du camping et avons aperçus des silhouettes dans la nuit, visiblement en train de pêcher. Je crois. Nous avons marché le long des rochers jusqu’à ce qu’Elise me fasse remarquer qu’il y avait des trucs qui grouillaient sur les roches et qui s’écartaient à notre passage. Peu désireuse d’en savoir plus, nous (enfin surtout je) avons abrégé notre balade nocturne et sommes rentrées à la tente pour dormir.

Je pensais finir le voyage à Sado, mais encore une fois j’ai pondu un roman, alors je vous donne rendez-vous dans le prochain article (;^ω^)

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