Octobre et Novembre 2018 : J’AI UN VISA DE TRAVAIL ( ˘ ³˘)


Expat' au japon, Featured, quotidien au japon / jeudi, décembre 6th, 2018

Le degré de fatigue est palpaaaaaaable,  mais qu’à cela ne tienne, je voulais absolument lancer cette nouvelle série d’article où je vous donnerai régulièrement des nouvelles de ma vie au Japon (*≧∀≦*)

Bon, mes horaires de travail, ne sont pas si atroces que ça, mais comme beaucoup de cours se finissent le soir et qu’à chaque fois que j’ai des pitchoun je suis lessivée (un cours d’enfant = trois cours d’adultes en terme de fatigue!), j’avoue que j’ai du mal en rentrant du taff. Alors que pourtant j’adore écrire sur mon blog. Hélas, c’est plus fort que moi, dès que je mets le pied dans mon appartement, je ne peux résister à l’appel de mon futon moelleux (d’autant qu’avec l’arrivée de l’hiver, je traîne de plus en plus enroulée dans mon plaid) et je peine à m’installer devant mon ordi.

Je profite donc de ce nouveau genre d’article pour vous parler un peu en vrac de ce qui m’est arrivé ces deux derniers mois. Bonne lecture ٩(^ᴗ^)۶

Parlons VISA…

Tout d’abord, je suis allée postulée pour un visa de travail début novembre car mon visa étudiant allait expirer le 30 novembre. Je suis allée voir le directeur de mon école en mode : « Au fait pour le visa….? » et ce dernier m’a gentiment donné tous les papiers, en renchérissant sur le fait que « ça faisait bien de faire la demande un peu avant l’expiration de l’ancien ». Genre que mon visa n’a pas l’air d’avoir été demandé dans l’urgence.

J’ai découvert comme faire un visa de travail sur le tas. Je savais qu’il fallait au moins un diplôme de licence ou alors un certain nombre d’année d’expérience professionnelle dans le métier demandé, mais pour ce qui était des documents, c’était rendez vous en terre inconnue. Bref, je me suis renseignée sur le site du bureau de l’immigration japonais (que je trouve vraiment mal fait, franchement les catégories ne sont pas claires du tout) et avec l’aide de ma collègue de travail (si tu passes par là, coucou !), j’ai finalement réussi à rassembler toute la paperasse demandée. Sachant, qu’on ne demande pas un « visa de travail« , non, ça serait trop simple, on demande un certain type de visa de travail avec un nom ronflant. Dans mon cas c’était specialist in humanities. Me demandez pas pourquoi. Pour chaque dénomination il y a un formulaire correspondant où il faut écrire vos informations de bases et puis les détails sur votre formation et votre expérience professionnelle. Dans mon cas, complète noob dans l’enseignement du français, je n’avais pas grand chose à faire valoir. Heureusement que j’avais fait l’option FLE pendant ma licence de japonais, même si j’en avais bavé à cause de problèmes de chevauchements de cours absurdes, ça n’aura pas été en vain.

Dans la paperasse demandée : contrat de travail, diplôme traduit (dans mon cas j’ai fait appel à l’école de français « nouvelle école » qui propose un service de traduction bon marché, agréé par le gouvernement japonais), CV (j’ai recyclé un CV japonais que j’avais fait pour une offre d’emploi pour un poste de prof dans une université _que je n’ai pas eu bien évidemment_), et tout autre document style attestation de langue, etcétéra.

Je me suis donc motivée un mardi matin à aller de bonne heure au bureau d’immigration de Tachikawa, une alternative à celui de Shinagawa,  (où je n’avais plus trop envie de remettre les pieds). On ne peut pas faire toutes les procédures à Tachikawa, mais dans mon cas, pour une demande de changement de statut (d’étudiant à travail), c’était possible. Contrairement à Shinagawa, le bureau d’immigration de Tachikawa est tout petit, avec deux, voire trois salariés qui enchaînent à leurs guichets les demandes de dossier. Ce qui est cocasse, c’est que vous avez à gauche le guichet de retrait des visas et à droite les guichets de demandes. Je vous laisse imaginer la différence d’expressions de visage des gens d’un guichet à l’autre. Quand on vient déposer sa demande, on est un peu en mode lépreux stressé, dans l’incertitude (quelle comparaison me direz vous !) et quand on vient retirer son visa, on a l’air de sortir du pays des bisounours tellement l’euphorie contenue est palpable autour de nous (¬‿¬).

Bien entendu, lors de ma demande j’ai attendu pendant deux bonnes heures, où ma batterie de téléphone a décidé de crasher, me laissant sans vraiment d’occupation. Le temps fut long, d’autant qu’une fois au guichet, l’employé m’a demandé d’envoyer une lettre avec mon diplome de Waseda en complément du dossier. Ce qui voulait dire, un délai encore plus long pour traiter mon dossier (ノ_<。).

Il a fallu un bon mois d’attente pour que ma notice de retrait arrive dans ma boîte aux lettres. Ce soir là, je rentrais du travail, j’étais crevée, et je me souviens que lorsque mes yeux se sont posés sur la petite feuille cartonnée, c’était comme si  des licornes et des arc en ciel en était sorti (♥ω♥*)

Oui, j’allais pouvoir rester encore un an au japon sans avoir à constituer des plans B ou C au cas où ça n’aurait pas marcher (´・ω・`).

Parlons déménagement…

Depuis que j’ai fini mon année d’échange à Waseda, le déménagement est devenue une de mes priorités. Pourquoi ? Si vous me suivez depuis mon arrivée, vous savez que j’ai mis toutes mes économies dans les frais exorbitants d’emménagement de mon appartement actuel. J’en ai assez de mettre tout l’argent que je gagne dans le loyer et de me priver à tous les niveaux. Maintenant que je gagne un salaire acceptable, j’essaie d’économiser (d’autant que je dois aussi mettre de côté pour mon retour en France pour la golden Week où je suis censée récupérer Susu, mon lapin, laissé aux bons soins de ma meilleure amie) afin de rendre ce déménagement possible.

Depuis mai, je suis en couple avec Ryôta avec lequel je vis une romance à la Claire et Jamie d’ Outlander (⺣◡⺣)♡*  ET nous avons décider d’aménager ensemble. Ce qui, il ne faut pas se voiler la face, rend beaucoup plus simple le bordel de trouver un appart en étant étrangère, avec un chat et sans le sou. Nous avons donc commencé les recherches la semaine dernière, bien que cela s’est avéré compliqué, vu qu‘il a fallu trouver un compromis entre la distance entre l’université de mon copain à Ochanomizu et mon travail à Kichijôji. Et puis finalement, nous avons trouvé quelques appart convenables aux alentour de Saitama. Après un coup de fil, où, l’agent immobilier ne s’est pas retenu de rire jaune quand on lui a expliqué nos critères : appart bon marché, pas trop loin d’Ochanomizu, un peu dans la campagne, assez grand, avec un chat, et de préférence un petit jardin vu que comprenez, y’a aussi un lapin susceptible d’arriver en mai… Le mec était hilare mais nous a quand même donner rendez vous dans deux semaines pour aller visiter plusieurs appartements qui correspondent à nos critères. Je vous tiendrai au courant !

Parlons Halloween…

L’année dernière, j’avais passé mon halloween a une soirée foireuse organisée à Shibuya dans la « Trump Room », une discothèque pourtant  chic mais où la musique et le dj étaient mauvais mauvais mauvaaaaaaaaaaaaais. Mes oreilles saignaient tellement les transitions étaient ratées (´д`). D’autant qu’il n’y avait pas une super ambiance. Bref, je me souviens être sortie vers trois heures trente du matin et avoir attendu le premier métro dans mon cosplay d’infirmière zombie en me les pelant, naviguant de combini en combini avec des amies de l’université. Pas fifounou comme souvenir.

Cependant, cette année, mon halloween fut très satisfaisant. Déjà, le week end précédant le grand jour, je suis allée à Disneyland tokyo avec ma moitié sur un mini coup de tête pour nous changer la idées. Mon copain étant un habitué (originaire de Chiba, bref proche du parc depuis sa naissance xD), avait tout organisé pour profiter au maximum, et, c’était tout simplement magique. J’en parlerai plus dans un autre article que j’étais censé publié après y être allé, mais qui est toujours en cours de rédaction… Comme une bonne dizaine d’autre d’ailleurs. arg !

Oui y’a encore l’étiquette du prix, la flemme d’acheter XD

Le soir d’halloween, après le travail, j’ai emmené mon copain dans un restaurant Vegan ambiance décontracté à Ebisu. Ce dernier est spécialisé dans les « kebabs » et autres sandwich du genre. Nom de l’enseigne : Falafel brothers. On s’est vraiment régalé, et c’est le ventre plein que nous avons marché jusqu’à Shibuya pour prendre en photo les costumes des gens déguisés. Vers 20h, l’ambiance était bon enfant, il y avait de tout : enfants, adultes, cosplayeurs… Pour l’occasion j’avais un costume de Belle, qui, ne faisait absolument pas peur, mais que les enfants présents ont adoré (cf : « oh regarde y’a Belle ! Papa je veux prendre une photo avec !!! ») (*≧∀≦*). trop choupinou. Mon copain en revanche avait choisi de se déguiser en Sadako de The ring et il a eu son petit succès. J’ai vraiment passé une super soirée, j’ai pu prendre des photos sympa, ci dessous quelques clichés :

 

Parlons travail…

Comme je l’ai dit plus haut, mes horaires ont considérablement augmenté et je commence à mieux appréhender les cours de mes élèves donc mes conditions de travail s’améliorent de plus en plus. La grammaire des débutants n’a plus aucun secret pour moi, par contre les B2 et C1 me donnent encore du fil à retordre… Mais bon, je fais de mon mieux, et pour quelqu’un qui n’a plus étudié la grammaire française depuis le collège, j’estime m’en sortir plutôt bien. En outre, quitte à radoter, j’ai vraiment de la chance d’être dans une petite structure et donc d’évoluer dans un environnement chaleureux avec des collègues amicaux toujours près à m’aider dans mes galères. Merci à eux!

Parlons japonais…

Oui; parce qu’à la base mon but c’est quand même de devenir bilingue japonais et j’en suis encore bien loin. Ce weekend j’ai passé le JLPT en mode touriste comme j’aime à le dire car j’étais loin de maîtriser toutes les expressions grammaticales et les kanji requis (sans parler du keigo, qui me passe au dessus de la tête). Finalement j’ai été agréablement surprise de constater que je comprenais quasiment toute la partie écoute de l’examen v(・∀・*) (à mon avis plus de 70 pourcent de bonnes réponses !).  En revanche, La grammaire et les kanji, bof, je n’ai pas spécialement excellé, mais le pire a été la lecture de texte où j’avais envie de jeter l’éponge après trois textes. Non pas par difficulté, mais parce que ça me fatiguait de lire tant de textes et de répondre aux questions tordues correspondantes (bon, j’exagère, mais en N2 on est loin des répones captain obvious et c’est un peu tricky de départager les réponses proposées). Bref, je ne sais pas du tout si je l’aurais, mais ça ne me stresse pas car je sais que je peux le repasser en juillet. Au niveau des conditions de l’examen, j’ai trouvé l’organisation vraiment bien géré, la répartition des salles, l’accueil des étudiants, les hauts parleurs installés pour assurer une bonne écoute… Les instructeurs du JLPT étaient également très professionnels et avenants. J’ai remarqué qu’il n’y avait quasiment que des asiatiques dans ma salle d’examen, je pense qu’à cette période de l’année et à ce niveau il n’y a pas beaucoup d’occidentaux qui viennent passer le JLPT au Japon… En tout cas, ça m’a bien aidé pour trouver le chemin de l’université depuis la gare car je n’ai eu qu’à suivre des groupes de chinois pour arriver à bon port ヽ(ヅ)ノ

Parlons vrac…

Il y a deux semaines, je me suis rendue au festival de Todai où j’étais déjà aller avec mon groupe des sekai girls. Nous avions dansé sur plusieurs chansons d’idoles ce jour là et j’en avais gardé un souvenir inoubliable. Cette année, loin de l’amusement, j’ai accompagné mon copain et des membres d’une association vegan pour faire de la prévention auprès des exposants et des badauds. Ce fut un peu compliqué, mais nous avons eu quelques conversations intéressantes avec notamment un stand qui vendait de la fourrure. L’ennui c’est que souvent on nous prenait pour une religion alors que pas du tout (_ _|||).

Je suis également revenue au festival de Waseda, où j’avais aussi dansé avec les sekai girls. Je n’ai pas pu voir beaucoup de choses cette fois non plus car j’ai passé un temps fou dans une salle tenue par le club d’études des reliques historiques où j’ai fabriqué un collier style « jomon ». Mon copain m’a aidé car je prenais trois plombes o(_ _o)! Au delà de ça, ça m’a permis de revenir dans l’enceinte de mon université et raviver de nombreux souvenirs de l’an dernier (´⌣`ʃƪ)

Les cours de danse d’idoles que j’ai commencé dans un studio à Shibuya sont vraiment chouettes. Surtout la professeure, qui est très gentille avec moi malgré que je sois clairement la plus nulle du groupe et que je suis toujours à la traîne sur les chorégraphies o(;△;)o. Et puis ça me permet de reconnecter avec les danses et chansons d’idoles, que j’adorais étant plus jeune.

Cette année je prends le temps d’admirer les feuilles d’automne, je trouve les couleurs écarlates magnifiques ! (ღ˘⌣˘ღ)

J’ai eu l’occasion d’assister à un festival végétarien/vegan à Yoyogi ! De nombreux stands de nourritures proposaient des plats vegan à des prix abordables. Nous y avons retrouvé un restaurateur devenu bien connu de notre association étudiante! Du coup nous lui avons acheté des kébabs vegans avant de regarder la prestation d’une jeune rappeuse sur le thème du veganisme « OMG (Oh my genmai) ! » . J’étais vraiment hilare grâce aux danseurs qui assuraient l’ambiance derrière la chanteuse, ils étaient trop drôles (〜^∇^)〜. Je vous laisse son PV, au cas où 🙂

Quelques clichés du festival : 

On est déjà 320 sur ma chaîne youtube, je suis vraiment reconnaissante auprès de tous mes abonnés et de mes lecteurs du blog. Surtout lorsque je lis les commentaires que vous me laissez, ça me fait chaud au cœur. Car vous l’avez compris, le Japon c’est ma passion, mon rêve, l’histoire de ma vie, donc je prends énormément de plaisir à vous partager tout ça !

Je crois que c’est tout pour les nouvelles de ces deux derniers mois. Si vous avez des questions sur la vie quotidienne ou n’importe quoi au Japon, n’hésitez pas à me laisser un commentaire!

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2 réponses à « Octobre et Novembre 2018 : J’AI UN VISA DE TRAVAIL ( ˘ ³˘) »

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