Expat' au japon Journal de vie quotidienne

DECEMBRE ET JANVIER 2019 (journal au Japon) : déménagement à Chiba, JLPT, Fêtes de fin d’années à Tokyo…

J’ai déménagé avec mon copain à Chiba dans la ville d’Ichikawa

En décembre j’ai été totalement accaparée par mon déménagement à Ichikawa, sans compter les recherches d’appartements en amont, et bien sur, l’emménagement et toute la paperasse qui en a découlé. Comme j’ai eu des soucis avec l’agence immobilière de mon ancien appartement d’Higashi Nakano à cause de la présence de mon copain (jugée d’inappropriée par mes voisins et mon propriétaire…), nous avons décidé de déménager au plus vite pour éviter d’être mis à la rue du jour au lendemain pour « rupture de contrat ». Eh oui, les joies d’habiter dans le même immeuble que son propriétaire et d’avoir des voisins, certes gentils en tatemae, mais véritable pipelette en honne. C’était d’ailleurs la première fois que je me faisais gronder par des japonais au téléphone « 気まずいですね »  et moi de m’étaler en excuse 申し訳ございません. Enfin bref, du coup on s’est vite mis à la recherche d’un autre appartement, avec un loyer peu onéreux (celui d’higashi nakano me pompait la majeure partie de mon faible salaire (;_;ET oui j’ai cherché cette expression dans le dictionnaire de synonyme). Finalement, après deux visites d’appartement (avec autant de critères que les nôtres, fallait pas s’attendre à un choix extensif ), nous avons trouvé notre bonheur dans celui d’ichikawa, proche de la rivière Edogawa. Ce qui nous a marqué, ça a été le paysage à l’ouverture de la grande baie vitrée dans la chambre traditionnelle. L’appartement surplombe les autres habitations et donne sur une vue dégagée (contrairement à Nakano où j’avais vue sur un immeuble en construction, youhou !). En outre, l’appartement se situe le long d’un petit cours d’eau avec un pont rouge vif vraiment charmant. Bref, le charme a vite opéré et nous nous sommes décidés. Mon copain s’inquiétait beaucoup de mon futur trajet quotidien jusqu’à Kichijoji, étant à l’autre bout de la ligne Chuo Sobu  (comptez une vingtaine de stations, soit une heure de trajet aller ) mais je lui ai répondu que du moment que j’avais mon pocket wifi, netflix et une place assise, une heure ça n’était pas la mer à boire. On a finalement enchainé avec la signature du contrat. Les semaines qui ont suivi, nous avons été accaparé par toute la paperasse : notification de départ de l’appartement, rendez vous avec le propriétaire, rupture de contrat eau électricité et cie… 大変忙しかったです

La veille de Noel j’étais à l’agence immobilière d’Higashi Nakano pour donner ma notification de départ et nous avons finalement officiellement déménager le 13 janvier. Les parents de mon copain nous ont sauvé la vie en nous aidant à déménager tout le bordel de mon appartement. Je ne m’étais pas rendue compte que j’avais amassé autant d’affaires… Franchement, ils ont été tellement gentils avec moi ! Comme mon copain est encore étudiant, il ne peut pas payer la moitié du loyer, donc sa mère a protesté quand j’ai voulu payé la machine à laver et le reste. Finalement, elle nous a offert les plaques de gaz et la machine à laver. Et son papa nous a aidé à installer le kotatsu, et surtout à le réparer. Ils ont vraiment été des amours (´∀`)♡.

J’ai découvert le Kotatsu

il faut absolument que je vous parle du kotatsu! Le kotatsu, c’est une table basse japonaise avec un chauffage implanté que l’on recouvre d’un espèce de plaid. Depuis qu’on l’a installé, je ne fais que me demander pourquoi ça n’existe pas en France ! Le kotatsu c’est plus qu’un meuble, c’est une oasis de chaleur et de confort. Une fois qu’on acquiert un kotatsu, toute notre vie devient régie par ce dernier : on mange sous le kotatsu, on feignasse sous le kotatsu, on fait de l’ordi sous le kotatsu, on regarde des séries sous le kotatsu… On finit même par fusionner avec ce dernier dans la position dite de la « tortue kotatsu« . Genre y’a que votre tête qui dépasse. Je voulais mettre une photo de mon copain qui fait très bien la tortue kotatsu, mais il a catégoriquement refusé; je vous met donc quelques images équivoques à la place (à vrai dire j’ai fait que pouffer en cherchant sur google image tellement ça me fait rire cette position (๑>ᴗ<๑)) :

 

Je n’extrapole pas en disant que dès qu’on se glisse sous le kotatsu, s’en suit un râle de bien être suivit d’un « あったけぇ・・・ » (attake!)  de  jouissance. 

En général, on met quelques mandarines sur le kotatsu.

BREF, le kotatsu c’est la vie.

Les fêtes de fin d’année : Noel à la française, Réveillon à la japonaise

J’ai passé Noel avec mon copain en amoureux (´ω`*). Pour l’occasion, nous avons tous deux mis la main à la pâte de pour organiser une veillée dans l’ambiance française. D’abord passage à Daiso pour acheter des décorations de Noel ainsi que des petites figurines à mettre sur la bûche, puis après midi à cuisiner le repas du soir. Je ne vous cache pas la fierté que m’a procuré ma bûche vegan de Noel à la crème de marron. Ce fut une vraie réussite ( ̄ω ̄)(contrairement à mon croustillant à la courge qui s’est révélé chronophage et finalement sans goût… Snif). Tout comme les pains aux curry vegan de mon copain, qui ont rattrapé mes croustillants foireux… J’ai pris le temps de créer une ambiance de noel en décorant l’appartement de guirlandes et en créant un petit coin cadeau, comme à la maison grâce à ma famille, qui m’avait envoyé deux colis remplis de cadeaux. Et puis bougie, lumière tamisée, chansons de noël et hop c’était parfait. Je suis vraiment contente du Noel de cette année, surtout comparée à celui de l’année dernière où j’avais passé la journée, crevée à DisneySea pour finalement rompre le soir même avec mon ex. AMBIANCE σ( ̄∇ ̄;)

La table du repas de Noel !
Ma buche de noel vegan aux marrons !
Le coin cadeau !

Quant au nouvel an, j’avais envie, contrairement à l’année précédente où j’avais passé une nuit de débauche (゚ー゚; de faire quelque chose de posé, dans la tradition japonaise. Après avoir parlé avec quelque japonais, la plupart me firent comprendre qu’ils ne faisaient pas grand chose à part manger et regarder la TV. Qu’à cela ne tienne, je me suis mise en tête de cuisiner un osechi おせち vegan (repas traditionnel du nouvel an), manger les toshikoshi soba 年越しそば (soba du passage de la nouvelle année) et regarder l’émission phare du  Japon : les Kouhaku Uta gassen 紅白歌合戦, que je m’étais promise de regarder en live étant petite (et fan d’arashi à l’époque _enfin, surtout de Jun matsumoto (*´ω`*)_). Je me suis donc enchaînée la première partie de l’émission avec notamment Daoko, KingPrince キンプリ (dont j’avais appris la choré pendant mes cours de danses d’idoles haha), Da Pump avec leur hit « USA » qui a marqué l’année (même moi qui ne l’aimait pas du tout au début j’ai fini par la fredonner dès que j’entendais le mot « america »(_ _|||) ), AKB48 et… j’ai fini par décrocher pour revenir au final avec Arashi qui clôturait la cérémonie. C’est l’équipe blanche qui a gagné soit dit en passant.

Peu avant minuit, nous sommes sortis pour aller au temple bouddhiste non loin de mon appartement pour frapper la cloche (除夜の鐘), chaque coup représentant les 108 péchés de Bouddha . Je n’ai pas été déçue, car l’ambiance à l’arrivée du temple était très conviviale avec distribution amazake 甘酒, et de mandarine qui m’a été soigneusement remise après que j’ai fait sonné la cloche. Nous nous sommes finalement regroupé auprès d’un bon feu à l’entrée du temple.

La cloche !

Et là ça devient moins glamour : après être sortie du temple, mon estomac a commencé à me lancer et au retour à l’appartement j’étais toute groggy. Le amazake n’était absolument pas passé (à moins que ça a été le yuzu de l’osechi), et j’ai fini TOUTE la nuit de la nouvelle année en PLS sous la couette à essayer de me faire tout sortir. Et c’est ce qui a fini par se passer. Certes je me sentais mieux, mais bon, j’aurais souhaité mieux pour le premier jour de la nouvelle année…. (´;ω;`)

J’ai le JLPT N2

…….Même si je l’ai passé à la base, sans grandes convictions (j’en avais aussi parlé dans mon article sur Novembre et Décembre). J’ai eu beau faire de mon mieux pour bûcher mes bouquins de JLPT, avec mon rythme de travail, je n’arrivais pas à bien tout assimiler. Bref, le jour J, je me suis mise dans l’optique de faire de mon mieux et d’essayer de gratter des points à l’oral, histoire de. Voyez l’état d’esprit du vainqueur hein.

le JLPT avait lieu à Kokubunji, dans une université dont j’ai oublié le nom, et à la sortie de la gare, je n’ai pas eu de mal à trouver le bâtiment : c’était comme si toute la populace de Kokubunji passait le JLPT ce jour là. Des groupes majoritairement chinois se dirigeait dans la même direction : je leur ai emboîté le pas et suis arrivée à bon port quelques minutes plus tard. Les gens étaient alors classés selon l’examen qu’ils souhaitent passer. Dans mon cas j’ai été très surprise de constater que j’étais la seule occidentale de la salle dans laquelle ils m’ont placé. Contrairement au TOEFL ou au HSK que j’ai pu passé auparavant, les réponses au JLPT se font par écrit sur feuille, ce qui m’a aussi étonnée. Les inspecteurs sont très carrés et répète plusieurs fois avant l’examen les consignes à respecter. Une fois l’examen lancé, c’est silence radio jusqu’à la fin de la première partie, toute la grammaire, kanji, compréhension et cie. Je dois avouer qu’à la fin de cette pertie, je n’étais pas du tout optimiste. Notamment la compréhension écrite où après plusieurs textes, j’étais fatiguée et n’avait plus la force de me concentrer. EN revanche, la partie écoute s’est très bien passé, comme je l’avais imaginé, même si les dialogues en entreprise étaient un peu tendus à comprendre (moi et le keigo ça fait deux).

A ma grande surprise, j’ai finalement eu le JLPT N2 \(^ω^\), mais pas avec un score de fou. J’aimerais bien avoir un super score au prochain JLPT, et surtout j’aimerais beaucoup plus travailler sur ma grammaire et mon vocabulaire. C’est difficile quand on travaille à temps plein…

 

J’ai eu un gros coup de mou

Surtout une grosse déprime sur mon niveau de japonais. Je suis très exigeante avec moi même, et j’ai toujours tendance à me comparer aux autres : résultat quand je vois quelqu’un parler un japonais parfait, je ne peux pas m’empêcher de me comparer en me disant que mon niveau est pourri. On a beau me dire que ça ne fait qu’un an et demi que je suis au japon (parce qu’en général j’ai la bonne idée de me comparer avec des expatriés de plus de cinq ans au Japon, bien sur !), j’ai l’impression que je ne progresse pas. Alors que je sais que c’est faux, mais je crois que je ne serai satisfaite que quand je serai complètement bilingue en japonais… Bref, coup de cafard, peur de ne jamais parler correctement japonais alors que c’est ma passion depuis toute petite… Self dénigrement et blabla. Maintenant ça va mieux, j’essaie de me motiver à bosser mon japonais, plutôt que de me contenter de conversations de la vie quotidienne. Et puis je sais que ma compréhension orale a fait un bond de dingue depuis que je suis au Japon, donc j’essaie de me consoler avec au moins ça…

Les illuminations de Noel (´∀`)

Devant la gare de Kichijoji
« Les réservations de KFC pour Noel sont ouvertes ! »
Roppongi Mid Town
Roppongi Mid Town

J’espère que ce petit bilan vous aura plus ! (J’aimerais préciser pour finir que par soucis de confidentialité je ne peux malheureusement pas parler de ma vie professionnelle pour le moment.:: Ca viendra peut être en jour (ノ ̄ー ̄)ノ). Merci d’être là sur instagram, sur le blog ou sur Youtube pour me soutenir dans mon expatriation au Japon, je suis vraiment trop contente d’avoir une communauté aussi bienveillante (〜^∇^)〜

Je vous laisse sur un peu de franponais et de Kingdom Hearts (affiche promo à l’occasion de la sortie du troisième volet) et Resident Evil au carrefour de Shibuya.

BONJOUR ! Bon…. Ben XD
dig
Eden
<p>Expatriée au Japon (Tôkyô) depuis septembre 2017, passionnée par la culture japonaise, les séries TV, les jeux vidéos, la lecture et les animaux :3</p>
http://www.edenhaini.com

8 thoughts on “DECEMBRE ET JANVIER 2019 (journal au Japon) : déménagement à Chiba, JLPT, Fêtes de fin d’années à Tokyo…

  1. Très bien les illustrations des textes surtout Kotatsu bien imagé 😁😁😁
    et bravo pour le JPLT, quand on pense dans les conditions où tu l’as passé 👍

  2. C’est un super bond en avant pour toi!
    Je suis heureuse de savoir que tu avance sur ton rêve 😉
    Pour ton niveau de japonais, il faut aussi prendre en compte le fait que tu habites et que tu converse au quotidien et que tu es avec un compagnon japonais, je pense que tu as quand même un sacré niveau!
    En tout cas, tu restes mon exemple et quand je lis tes articles, ça me donne à chaque fois un nouveau boost pour atteindre mon objectif! Je te tiendrais au courant! Ne lâche rien!
    Bisous

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