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L’île de Sado (Niigata) #4 Fin de l’escapade en auto-stop ! Kazeshima, Tsugami jinja et la forêt des toki (。・ө・。)

Pour notre dernière journée sur l’île avant le retour à la réalité, nous nous sommes rendues à pied au sanctuaire juché en haut d’un énorme roc juste à côté de notre camping, histoire de profiter d’un des des avantages de notre logis (^ω^).

Sanctuaire Kazeshima 風島神社

Le charme du sanctuaire réside dans sa tranquillité, sa hauteur et son état un peu délabré. J’aime beaucoup les vieux sanctuaires à l’abandon, qu’on appelle « furubita jinja » 古びた神社 qui dégagent une atmosphère presque surréelle (voir qui fait un peu froid dans le dos). Mais bon, ce n’est pas le cas du Kazeshima Jinja, et d’ailleurs lorsque nous sommes arrivées sur place, il y avait un habitant en train de repeindre en rouge vif la rampe de l’escaliers qui mène droit au sommet. Bon, sommet c’est vite dit, on débouche plutôt quelque part dans les hauteurs du rocher. Toutefois, l’ascension permet notamment d’avoir une vue sur les côtes et de profiter du calme plat régnant sur cette partie de l’île. On a  l’impression d’être seule au monde. Pour l’anecdote, j’ai tenté de descendre les falaises vers les plages de cailloux, mais c’était trop risqué donc j’ai laissé tomber. J’étais pas vraiment équipée pour jouer les lara croft du dimanche (´ω`)

Sanctuaire Kazeshima

 

Sanctuaire Kazeshima; l’escalier fraîchement repeint !
Sanctuaire Kazeshima, vue au large !

Sanctuaire Kazeshima, l’arrivée à la fin de l’ascension

 

Après cette escapade, nous avons recommencé l’autostop vers le sanctuaire sur le chemin vers le port que nous avions repéré plusieurs fois lors de nos trajets en voiture, le Tsugami Jinja !

Le sanctuaire Tsugami 津神神社

Abritant des divinités de la mer, le sanctuaire se rejoint par un superbe pont rouge amenant directement sur un tout aussi magnifique Torii blanc. Cependant, attention si comme nous, il n’y a pas un chat car il y a en revanche un paquet de mille-pattes gros comme pas permis qui grouille PARTOUT. Heureusement ces derniers sont peureux et courent dans toutes les directions à votre approche, mais si comme moi, les insectes vous répugnent, vous allez passer votre temps à pousser des cris d’horreur à chaque pas ; ̄ロ ̄)/ 

  

Belle rencontre en auto-stop (人◕ω◕)

Après la visite du sanctuaire, il ne nous restait plus beaucoup de temps avant de devoir prendre le ferry, et nous ne pouvions pas compter sur les bus pour nous amener vadrouiller ailleurs étant donné leurs horaires… Bref, nous avons décidé de prendre un dernier autostop jusqu’au port et d’aviser sur place. C’est là que nous avons fait la rencontre d’un monsieur vraiment adorable, Masaya-san \(^ω^\) Il s’est arrêté avec sa fourgonnette alors qu’il était en train de ramener une jeune fille au port Sud de l’île. Il nous a dit qu’il allait ramener le bazar qu’il transportait jusqu’à chez lui pour nous permettre de pouvoir monter dans son véhicule. Et en effet, cinq minutes plus tard, il était de retour et nous aidait à mettre notre barda dans le coffre de sa voiture. Ce dernier n’est pas originaire de Sado mais a décidé de s’y installer pour y vivre. Il a aménagé ses propres rizières ainsi que sa propriété qu’il continue d’entretenir. C’est donc ce monsieur extrêmement attachant qui a décidé de nous prendre en autostop, avant de décider de nous amener directement à la forêt des Toki.

Une bien belle rencontre !

La forêt des toki (ˇ⊖ˇ)

La forêt des toki, est plutôt un centre de préservation et d’informations à propos des Toki qu’une forêt à proprement parler. Je n’ai pu en apercevoir que quelques-uns, mais au fond, c’était surtout une bonne occasion de se renseigner à leurs sujets, d’autant qu’ils sont la mascotte de l’île de Sado ! Les toki sont en fait des oiseaux que l’on peut apercevoir, si chanceux, sur les rizières, à la recherche de nourriture (insectes et autres). Autrefois, on pouvait en voir partout au Japon, mais aux alentours de l’ère Meiji un grand nombre fut chassé pour leurs viandes et leurs plumes. Et puis aussi l’agrochimie et l’altération de leurs habitats les conduisirent dans une impasse… En 1952, même s’ils furent classé comme trésor naturel, ils n’en restèrent qu’une petite vingtaine. En 1981, les toki sauvages furent capturé et placés sous protection. Ils furent reproduit par l’homme jusqu’en 2003, mais sans réel efficacité… Finalement se furent ceux reproduit en Chine qui permirent de réinsérer les toki au Japon, et sur l’île de Sado en 2008! L’opération est reproduite tous les ans depuis.

Pour plus d’informations, je vous laisse le lien du site du parc des Toki ici : http://tokinotayori.com/en/

 

L’emplacement actuel des toki sur l’île de Sado 🙂

 

A l’issue de cette visite, nous avons repris le bus vers le ferry et sommes rentrées sans encombre jusqu’à Tokyo (après une courte pause à Niigata).

j’espère que cette série d’articles sur l’ile de Sado vous a plu ! J’ai vraiment envie d’y revenir, notamment pour rendre visite à Masaya avec qui je communique grâce à FB et qui m’a proposé plusieurs fois de venir voir ses belles rizières (•‿•). N’hésitez pas si vous avez des questions sur L’île !!!

Eden
<p>Expatriée au Japon (Tôkyô) depuis septembre 2017, passionnée par la culture japonaise, les séries TV, les jeux vidéos, la lecture et les animaux :3</p>
http://www.edenhaini.com

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